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mercredi 4 juin 2014

**Un brin de renouveau

Bonjour toi!

Hé oui! Cela va faire un bon bout de temps que nous l'attendions cette chaleur ; elle, qui tardait à se pointer le bout du nez. Je suis bien heureux qu'il arrive enfin, cet été, sincèrement. La bonne température joue sur le moral des Québécois depuis toujours et on le sent dans les rues de la métropole.

Vraisemblablement, le Québec a besoin de positif en ces temps tristes : la défaite amer des Canadiens, l'élection des libéraux, la commission Charbonneau...

Une petite dose de soleil, ça ne peut pas faire de mal!

La période estivale qui approche est essentielle à Montréal et ses alentours. Non, je ne parle pas seulement de la métropole, mais aussi, de toutes les villes du Québec. C'est durant cette période, qu'il faut se rendre désirable.

 Comme une jolie jeune femme qui, se trimbale le postérieur, tout en montrant, sans petite gêne, ses courbes divines et son charme ensorceleur...

...je m'égare.


La province de Québec doit se mettre sur son trente-et-un pour tenter (je dis bien tenter), de charmer les voyageurs de partout dans le monde. Ils doivent sentir, que chez nous, la culture, c'est notre force. Sans oublier, évidemment : le sirop d'érable, la poutine (italienne) et les femmes.

Il n'y a aucun endroit au monde semblable au Québec.

En plus de cela, nous sommes de beaux êtres!

L'essentiel, c'est d'être aimer... Oui! Mais en plus, il faut partager notre amour (ou alors, une certaine affection) avec les autres.

Partager, c'est aussi, échanger, dialoguer, interpeller. Tout cela entre en ligne de compte lorsque l'on veut attirer quelqu'un. La musique, l'humour, le cinéma, les festivals, la poésie, le théâtre, ce sont toutes des formes d'arts pour arriver à charmer un public cible : les touristes.

Le charme de l'été vient avec le changement de température, évidemment, mais aussi avec tout ce qui en suit : les déménagements, les «summer love», les activités extérieures, les voyages...

De nombreuses opportunités se montrerons à nous. Plusieurs tomberont sous le charme dès le premier contact. D'autres seront plus septiques, mais garderons quand même, leur bonne humeur estival.

Mais un touriste, c'est une personne qui recherche du nouveau. Il voyage, justement, pour sortir de son cocon routinier. Il veut explorer de nouveaux horizons tout en gardant une certaine sécurité autour de lui. Ce n'est pas tout le monde qui partirait en «pack sac» pour l'Amérique du Sud. C'est loin d'être un voyage à Platsburgh ça hein!? Découvrir le monde est une passion qui se partage et elle peut, facilement, devenir une drogue.

Dans un autre cas, ce n'est pas seulement le voyageur qui peut se retrouver dans un nouvel environnement, en plein été, mais c'est aussi le cas pour quelqu'un qui déménage de sa maison ou de son appartement.

Étant moi-même dans cette situation, présentement, je me vois, changer de vie (d'une certaine façon) dans quelques temps. L'endroit où je vivrai, sera ma nouvelle maison... Oui! mais ce sera aussi mon nouveau territoire. Par nouveau territoire, je veux seulement dire que tout mon environnement changera, car ce ne sera plus les mêmes lieux que je fréquenterai dorénavant. Les dépanneurs, les épiceries, les bars, les parcs où j'allaient, ne seront plus accessibles d'où je serai. Donc, il sera préférable, de ma part, de créer une certaine «stabilité» dans ce nouveau quartier.

C'est un tout nouveau défi, et j'ai hâte de l'affronter.

Dans ce défi, il y aura aussi l'étape du charme, c'est-à-dire, l'étape cruciale de la rencontre avec les nouveaux propriétaires (de logement) ainsi que les nouveaux colocataires. En fait, c'est dans ce genre de situation qu'il faut bien favoriser sa personne ; tout comme si nous étions en entrevue avec un employeur. Il suffit de se mettre en valeur, tout en montrant sa personnalité, ses qualités et ses défauts. Mais surtout, en mettant l'emphase sur ses bons côtés, pour que la stratégie de séduction puisse fonctionner à merveille.

**

Je crois qu'il est là, le plaisir de vivre,

C'est de se mettre en danger tous les jours,

Espérer le meilleur,

Tout en s'attendant au pire...


Profitez, vous aussi, de votre été! ;)

x Maxx Gagné

jeudi 27 février 2014

**La «belle» parure


Bien le bonjour à tous!

C'est vrai que les hivers sont longs à Montréal. Les gens cherchent à se réchauffer de plusieurs manières. Soi en voyageant vers le Sud, soi en allant se noircir dans les salons de bronzage, soi en fessant l'amour fréquemment ou alors, en allant se saouler la gueule dans les bars.

Cette dernière option fût mon choix.

Nous avons débuté la soirée en écoutant de la musique dans mon simpliste et charmant appartement. La musique jouait fortement, les bières descendaient rapidement (surtout dans mon cas), et on discutait longuement. Arriva 22h00, nous nous dirigeâmes vers sa voiture pour ensuite se rendre dans le Vieux-Montréal. Mais avant tout, je voulais amener ma «potion magique», pour la boire en route. Donc, mon ami alla chercher sa voiture et moi, mon élixir de beuverie.

Arrivé sur l'Vieux, nous nous sommes garé et ensuite, nous nous dirigeâmes vers le bar. J'avais l'adresse de l'établissement sur mon cellulaire mais, je n'avais aucune «esti» d'idée où il se trouvait. Nous avons donc marché un bon bout de temps, en demandant aux passants où se trouvait la rue Saint-Gabriel. En fin de compte, nous l'avons trouvé à quelques rues près de nous. Nous sommes rentrés dans l'auberge St-Gabriel, et la boîte de nuit (Le Velvet), se situait au sous-sol. Cet endroit me semblait fort accueillant au départ, mais comme tout club dans le Vieux, il se trouve que ces gens là : sont riches, fendants et hautains. Mais bon, nous ont s'en fou, on voulait s'amuser, fêter et rencontrer du monde.

Une entrée pour ce genre d'endroit coûte 20 dollars! Heureusement que j'ai appelé avant (pour une «guestlist»), sinon je n'aurais jamais payé ce prix ri-di-cule.

Enfin, nous voilà, la soirée s'annonça «correcte». Nous nous sommes assis au bar, j'ai commandé deux gin-tonic. J'ai discuté avec le barman. Sympa, bronzé, belle gueule ; fraîchement sortie d'Occupation Double. Le type avait l'air pas trop allumé, mais bon, il nous divertissait. J'ai terminé mon verre et je me suis dirigé vers les toilettes. Pipi fini, je quittais les toilettes lorsque j'aperçus un visage familier : c'était René Bourque du Canadien de Montréal. J'étais quelque peu surpris. De retour au bar, je fis part de ma rencontre inusitée avec mon ami et en tournant la tête, j'aperçus l'entraineur du Canadien qui lui, quittait l'auberge. Je demandas au barman une seconde tournée de gin-tonic, tout en lui demandant ce qu'il se passait spécialement ce soir. Il me raconta qu'il y avait une soirée d'organisé avec des joueurs des «Habs» et que c'était la blonde de Bandon Prust (Marie Pier Morin), l'organisatrice.

C'était la veille de la finale Olympique Canada/Suède. Donc, ni Price, ni Subban n'étaient présents. J'étais un peu déçu, mais bon. Nous avons décidé de nous diriger vers le club sous-terrain. C'était une ambiance semi-festive. Les deejays venaient clairement du Plateau, on n'entendait que de la musique Électro/House. J'ai demandé, à deux reprises, qu'ils fassent jouer du hiphop ou bien du dance. Rien. Bon, il restait au moins de jolies femmes dans le bar, la majorité était près des joueurs du Canadien, évidemment. La plupart des femmes présentes cherchaient à se faire un joueur d'hockey, donc, nos chances de conclure étaient assez minces. N'empêche, nous, on voulait s'amuser. Dans l'ensemble, les gens ne dansaient pas vraiment, les joueurs du Canadiens buvaient et ne lâchaient pas leurs cellulaires. Mais, l'un d'eux passa à côté de moi, je dis: «Mister Prust!», il se tourna vers moi et me donna un bonne poignée de main, et il retourna gentiment à sa table. Sympathique ce gars. Malgré tout, l'ambiance était vraiment à plat. J'ai ensuite discuté avec une charmante jeune femme noire qui venait tout juste d'arriver à Montréal, avec ses copines. Elle venait de France. Nous avions une bonne chimie, et elle semblait me trouver de son goût. Elle était charmante, mais je ne la trouvais pas si attirante. Nous avons dansé avec elles, mais après une vingtaine minutes, elles sont partis et nous de même. Heureusement, car nous étions affamés.

Direction Montreal Pool Room. Un resto à l'image contraire de l'endroit d'où l'on venait : simple, pas trop propre, mais tellement chaleureux. De sympathiques grecs qui nous servais du fast-food. Une véritable bouffe de fin de soirée. Des hot-dogs pis des patates à prix dérisoire. Aaah le bonheur! Nous étions bien, là, en train de se bourrer la gueule de gras, en oubliant tranquillement cette soirée ennuyante.

Où tous ces gens semblaient se pavaner mais sans vraiment s'amuser. Où tous ces gens voulaient prétendre être quelqu'un d'autre. Où tous ces gens se cachaient derrière de faux personnages aux habits forts dispendieux.

Je préfères carrément me retrouver avec du monde vrai et amusant, dans un endroit simple et dynamique, que d'un endroit superficiel, sans vie et sans âme.

--

Pour tout vous dire, nous, les hommes célibataires hétérosexuels, nous recherchons constamment à se faire désirer par la gente féminine. Évidemment, beaucoup d'entre nous ne savent pas ou ne veulent pas aborder les femmes, par peur, par paresse ou par manque de confiance en soi. Je comprends tout-à-fait ces malaises envers le sexe opposé. Mais, pourquoi se faire des peurs, nous sommes des êtres humains qui cherchons à se faire aimer ; qu'importe le moyen. Je ne parles pas ici de «moyens» extrêmes tels que les viols, les enlèvements et autres. Je parles d'approches, de charmes et d'actions véritables pour plaire. Donc, en ce sens, nous voulons tous paraître sur notre meilleur jour lorsqu'il est question de charmer une personne qui nous attire.

Il est donc essentiel de mettre en évidence ses attributs, ses points positifs, ses avantages et éviter d'afficher ses côtés sombres. Nous voulons les séduire pas les faire fuir.

La séduction est un ensemble. Il faut savoir utiliser cet atout. Toutefois, plusieurs personnes croient qu'ils peuvent se permettre de se pavaner et de faire croire aux autres qu'il (ou elle) est supérieur(e) au monde autour. C'est un jeu dangereux et narcissique. Ce genre de personnage cache en lui un mal de vivre qui s'interprète par un éloge de sa vanité. Quelques femmes sont, malheureusement, attirées par ce genre d'énergumènes. Heureusement pour nous, les gens sensés et allumés, sont disponibles. Donc, nous avons le champ libre pour rencontrer ceux et celles qui méritent véritablement notre attention. De «vrais» et «bons» êtres humains.

Finalement, vive le Montreal Pool Room pis fuck le Velvet!

En d'autres termes :

Vive la simplicité, au revoir la superficialité!

-Maxx Gagné-
@Funkmaxx

jeudi 30 janvier 2014

**L'incompris du «tout compris»

Ici au Québec, il fait froid depuis des lunes, nous le savons tous. Malgré tout, chaque hiver, plusieurs québécois et québécoises décident de se sauver de cette froide température pour hiberner vers le sud. Ce qui fût mon cas pour une semaine. Donc, j'ai décidé (avec un ami) de quitter ce froid hivernale pour un peu de chaleur. Notre endroit de prédilection était l'une des villes les plus visitées de Cuba, Varadero.

Nous avions en tête, dès le départ, le goût de voir autre chose, de s'aventurer, d'aller là où le vent nous mène. Notre choix s'est arrêté sur un sympathique hôtel 4 étoiles (à vrai dire 3.5) sur la péninsule de Varadero, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Notre forfait tout inclus comprenait évidemment nos billets d'avion, l'hébergement, le buffet ainsi que le «bar open». Le prix était fort raisonnable pour ce petit séjour en terre cubaine.

Malgré une belle température toute la semaine de notre séjour, de ma part, ce ne fût pas un voyage des plus remarquables...

Tout semblait bien se dérouler pour nos sept jours au soleil. Nous sommes parti tôt le matin de Montréal pour arriver en fin d'après-midi à notre destination. Dès notre arrivé à l'aéroport de Varadero, je sentais que ce voyage allait me rendre d'emblée heureux les premiers jours mais morose les jours suivants.

Les premiers jours fût très sympas : des boissons alcoolisées à volonté, des gens à rencontrer, des bars à fréquenter, des plages à traverser, des endroits à visiter. Fort plaisant!

Mais, dès le quatrième jour, tout s'écroula. Après ces soirées de célébration, mon corps d'homme dans la vingtaine avancé, ne me sembla plus aussi en forme qu'auparavant. Également, je me rendis compte, de tout cet artifice autour du fameux «voyage dans l'sud».

J'étais au départ, alerte à cela, mais, je me suis laissé charmer par cette frénésie qu'offre les voyages.

Non seulement, mon corps n'acceptait plus la nourriture exécrable de cet endroit, mais le soleil brûlant et l'ambiance étouffante, semblaient me perturber de plus en plus. Il me fallait absolument du repos.

Étant moi-même un être solitaire qui aime néanmoins socialiser, j'aillais m'isoler pour lire. Oui, même en vacances. Je continuais ma lecture d'un recueil de texte des écrits de Pierre Falardeau de ces dix dernières années. Ce livre «Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance» était le bon choix pour ce petit tour à Cuba.

Notre belle province était à moins de cinq heures de vol, et déjà je m'en ennuyait. Pourquoi? Et bien, je me sentais comme un bel imposteur de venir me bronzer les fesses dans ce pays, dit «socialiste», où les gens vivent des conditions de vies misérables. Nous (je m'inclus ici) profitons de cette pauvre ambiance pour aller faire nos rois et reines des plages, lorsque chez nous, nous redevenons des disciples de politiciens et de patrons de compagnies corrompus dans cette société capitaliste qui abuse de nous. À Cuba, de ceux travaillant dans le domaine de la restauration, de l'hôtellerie et du commerce vivent de 15 pesos-convertibles (16 dollars canadiens) par mois...

On est quand même de beaux hypocrites.

Matérialistes que nous sommes, pensons avoir besoin de voitures de l'années, des babioles électroniques dernier cri et des vêtements hors-de-prix. Lorsqu'eux, ont de la misère à bien se nourrir et se loger. On vit bien au Québec, on l'oubli facilement (malgré toute la pourriture politique de ces dernières années). Contrairement à nous, la grande majorité de ces pauvres cubains vivent dans des immeubles amochés et s'offrent corps et âme au service des touristes, jour après jour.

Et aussi étonnant que cela puisse paraître, on (je m'exclus ici) va là-bas, dépenser notre argent pour des cochonneries tels que des casquettes et des chandails à l'effigie du Che. Tout pour nous faire consommer et comme des cons, on y participe... C'est carrément absurde! De la libération à la surconsommation. Pas sûr qu'aujourd'hui, ce grand libérateur aimerait voir sa face affiché sur des touristes, pas sûr du tout.

Les gens ici, au Québec, sombrent dans la mélancolie, la dépression et le cynisme. Là-bas, la majeure partie des cubains gardent le sourire, malgré tout ce qui leurs arrivent.

La corruption est forte également là-bas, les gens ont besoin de cela pour maintenir une vie convenable.

Non seulement, j'ai été malade physiquement là-bas, mais je restes encore chamboulé, intérieurement, par cette ambiance artificielle.

Je m'étais mêler à ces touristes fêtards, mais après quelques jours, je ne ressentais plus cet esprit festif dans cette palpante hypocrisie.

Pour en revenir au livre donc je vous parlais tout à l'heure, en fait, ce que j'en retiens, c'est ce malaise que nous avons chez nous. Nous devrions nous soutenir, profitez de nos ressources et de nos contacts humains, entre québécois. On semble oublier, surtout à notre époque, qu'il y a des êtres humains autour de nous. Ce n'est pas des tablettes, des «Iphone» ou même des cellulaires à l'univers virtuel, qui nous permettent de maintenir une «véritable» échange humaine. Non! Nous semblons tellement désillusionnés que nous en oublions même ce qui se passe près de nous. Près de chez nous. Nous voulons tellement savoir ce qui se passe ailleurs, mais on ne connaît même pas nos frères et soeurs des régions. Avez-vous déjà été dans le Nord du Québec?

Il faut être attaché à notre identité culturelle. Connaître d'où l'on vient. Cette ouverture vers les autres, est essentielle pour mieux se connaître soi-même.

En ce sens, j'ai parlé à de nombreuses personnes dans ce court voyage : des jolies femmes russes, des jeunes fous québécois, des gros buveurs ontariens et des charmantes latinas.

De chacune de ces personnes, j'en ai retenu quelque chose...

Qu'importe d'où tu viens, si tu me respecte, je te respecte. That's it! Quelque soit ta nationalité, j'ai le goût d'en apprendre sur toi. C'est un des grands plaisir de voyager. C'est l'ouverture vers le monde, vers les gens.

Lors d'une soirée, nous étions une «gang» de québécois et de torontois qui jouaient à «Flip The Cup». J'ai discuté entre deux verres avec un torontois sur la question nationaliste, sur le Canada et sur la culture québécoise, ce fût assez drôle. Lui, il pensait que nous les détestions... voyons donc!? Quelle connerie! J'en ai rencontré des anglophones canadiens, et je lui ai dit, cette affirmation était totalement fausse. C'est seulement ce que les médias veulent nous faire accroire. Il y a une véritable rivalité sportive Canadiens/Leafs, mais c'est tout. On est dans le même foutu pays (pour l'instant), pourquoi se détester? Ce sont des êtres humains comme les autres. Il me disait même que, sans nous, le reste du pays serait plate. Nous avons (effectivement!) des artistes forts intéressants au Québec, nous donnons au Canada une visibilité incroyable, et je ne peux qu'être en accord avec lui.

J'ai également parlé politique avec un couple canadien. La charmante dame, elle, venait d'Ottawa. Je me suis foutu un peu de sa gueule, en blague, évidemment. Nous avons discuté un bon moment, et elle aussi, ne voyait pas de problème avec le Québec, même qu'elle me disait détester Harper. Elle s'écriait même: «Mais, j'adore Montréal!» Tout le monde adore Montréal. Nous sommes (la plupart) des gens sympathiques, ouverts et fêtards.

Fêtards oui! Je crois même que nous sommes de grands amateurs d'alcool, car nous tentons d'oublier notre statut de colonisés. C'est en buvant que nous l'oublions.

D'où l'écriteau sur nos belles plaques d'immatriculation : «Je me souviens». Pour commémorer nos Patriotes, eux, qui ont donnés de leurs vies pour sauver notre identité. Ça par contre, il ne faut pas l'oublier.

Personnellement, je sais que nous sommes bons, tout le monde le sais à travers le monde. Suffit seulement à nous, de nous découvrir, de nous apprécier mutuellement, d'arrêter de se faire des peurs et de ne pas abandonner, de continuer à croire à un Québec fort, libre et souverain.

L'ouverture sur le monde commence ici, chez nous.

samedi 12 octobre 2013

**Sous le charme d'Adèle..

  Finalement arrivé au Québec, «La Vie d'Adèle», cette oeuvre cinématographique qui a fait tant jasé l'univers du cinéma ces derniers mois.

  Sortie en salle cette semaine partout dans le monde, «La Vie d'Adèle : Chapitres 1 & 2», était le film le plus attendu cet automne. Louangé par les critiques, triomphant de plusieurs prix dont "La Palme d'Or" au Festival de Cannes cette année est enfin disponible sur nos écrans.

  Après quelques jours d'impatience, je suis allé me procurer (un jour à l'avance) deux billets pour ce film. Je ne voulais aucunement manqué ma chance d'assister à cette oeuvre du réalisateur français. Malgré toute la tourmente médiatique autour de ce film, je désirais faire ma propre idée et voir de mes propres yeux ce film français.

  «La Vie d'Adèle» en somme, est une histoire d'amour.

  Dans cette oeuvre, nous suivons Adèle (interprété magnifiquement par Adèle Exarchopoulos), une charmante étudiante d'un lycée français. Nous découvrons à travers cette jeune femme la complexité d'une vie. Dès le début du film, elle semble se chercher en tant que femme et aussi dans son identité sexuel. Tenté par ses paires, elle se laissera séduire par un jeune homme de son lycée avec qui elle aura une relation sexuelle qui la laissera perplexe. Troublée par de nombreux événements (donc une dispute enflammée avec un groupe d'amies et d'un baiser échanger avec une autre étudiante), la jeune Adèle tente de se retrouver dans ce monde qui semble lui échappé. Elle fera la rencontre d'une jeune femme très épanouie, Emma (Léa Seydoux). Les deux jeunes femmes se plaisent l'une et l'autre, on peut facilement voir leur chimie percer l'écran. Malgré leur différence d'âge (ce qui ne semble pas déranger Adèle), elles continueront de se découvrir en passant beaucoup de temps ensemble, à travers des discutions philosophiques, des visites aux musées et des promenades au parc. Après quelques temps, Adèle et Emma tomberont passionnément en amour. Ayant une personnalité et une vie complètement différente l'une de l'autre, cela deviendra une difficulté au cours de leur vie conjugale. Adèle, elle, vient d'une famille de la classe moyenne tandis qu' Emma, de son côté, vient d'une famille plus artistique, plus bourgeoise. Non seulement leurs familles respective deviennent un lourd problème, mais en plus, leur relation semble en choqué plus d'un. Adèle de son côté, tente de cacher cette relation pour pouvoir garder son emploi en tant qu'institutrice (enseignante). De l'autre, Emma semble se distancer d'Adèle à cause de cela, mais aussi car sa carrière prends beaucoup de place dans sa vie. Les deux feront faces à plusieurs difficultés, mais une chamboulera leur couple.

  Je m'arrête ici, car je ne veux pas vous en dire plus.

  Superbe, exceptionnel et enivrant.

  Voilà les trois mots qui convient le mieux pour dépeindre mon appréciation de ce magnifique long métrage signé Abdellatif Kechiche.

  Ce film pour moi, est une oeuvre remarquable en tout point. Tout d'abord, les deux actrices sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs. La ravissante interprète d'Adèle nous charme du premier coup d'oeil. Armée d'un charisme fou, d'une beauté rare et d'un sourire contagieux, elle nous garde attentif à tout ce qui se déroule sous nos yeux. La nouvelle muse de Kechiche, joue remarquablement dans ce film. De plus, les scènes de sexe où les deux jeunes femmes s'échangent leur amour mutuelle sont vraies, crues et torrides. Le réalisateur manipule (si je peux me le permettre) très bien ses actrices. Non seulement, on se sent présent dans leur vie, mais avec l'appui des nombreux plans rapprochés, nous entrons carrément dans leur intimé. Le film n'aborde pas seulement l'amour et l'homosexualité, mais aussi de sujets universels tel que l'échec, l'amitié et la solitude. En plus de filmer de magnifique plans extérieurs, ce brillant réalisateur mets l'emphase sur les deux femmes, sans avoir a y ajouter de musique sentimentale. On y perçoit grâce à cela, la véracité de leur relation à travers leurs ébats et leurs disputes. Ce film dure près de trois heures (malgré quelques longueurs), mais nous comprenons pourquoi, car cela nous permet de prendre conscience de la solitude chez Adèle. Le silence est perceptible dans la film et le réalisateur le rend très bien. Bravo à Kechiche pour cette oeuvre magnifique.

  Ce qui m'as plu également dans ce film, c'est le message qu'envoi le réalisateur aux spectateurs en rapport aux relations entre la bourgeoisie et la classe moyenne. Plusieurs scènes mémorables me reviennent, mais une particulièrement, celle du party de fête d'Emma. Des ami(e)s de cette dernière discutent d'art en se moquant de la classe moyenne tout en dégustant le spaghetti préparer par Adèle (spécialité de son père). Ils parlent de sexe tout en dévorant de la nourriture simpliste. Cette comparaison bien amenée de Kechiche, présente bien la différence entre les classes sociales en France.

  Comment peut-on juger une classe sociale en spéculant contre elle, tout en dégustant une de leur création... N'est pas paradoxal? Une belle flèche envoyer à la «petite» bourgeoisie. 

  Que nous soyons d'une telle classe sociale, ne justifie en aucun cas le droit de rabaisser ou d'en descendre une autre.

  En plus de tomber à point avec tout ce qui se déroule en France, en Russie et ailleurs dans le monde, l'homosexualité semble encore choquer beaucoup de gens aujourd'hui. Je trouves que ce film affiche très bien l'intolérance de plusieurs personnes face à cet aspect de la vie. Ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens, ce n'est pas aux autres d'en juger. Cela fait partie de la vie. Ils ont droit à leur propre existence. Ce n'est aucunement une maladie ou une déficience comme plusieurs abrutis pourraient penser. On doit l'accepter. La vie est trop courte pour cela. C'est complètement absurde de penser pouvoir changer l'orientation sexuel d'un être humain.

  Pour conclure, je veux seulement vous conseillez de voir ce film vrai et touchant. Vous n'allez pas le regretter, je vous l'assure.

  Bon cinéma! ;)


Bande annonce officielle du film :



vendredi 4 octobre 2013

**Mon réel la nuit..


Quel titre magnifique. J'aurais aimé écrire Montréal La Nuit, mais bon... Ça plogue un peu trop la ville. Alors, je le garde tel quel.

Me promenant dans cette magnifique ville qu'ai Montréal, en cette nuit automnale, je réfléchissais à ma journée mais surtout sur un élément en particulier. En fait, mon escapade nuptiale était un prétexte pour échapper à une attrape sociale à laquelle je ne voulais aucunement participer. Je vais vous en faire part, dans un petit moment.

 Mais d'abord, saluons le départ de l'été!

 Malheureusement, la saison estivale est déjà terminé. C'est fou comme le temps passe vite... N'ayant pu profiter à fond de cette dernière, voilà que l'automne débarque et l'hiver sonne à nos portes.

 Non seulement les feuilles tombent à la même vitesse que les jupes se rallongent mais, la chaleur se fait aussi rare que les décolletées se font voir.

Cette saison mélange harmonieusement la mélancolie et le romantisme, vous ne trouvez pas?

C'est ce que j'ai remarqué en promenant dans les rues du Vieux-Montréal.

Magnifiquement situé, le Vieux Port nous offre non seulement un magnifique panorama, mais il nous propose aussi pleins de bons restos, d'architectures à couper le souffle, et des bars jovials pour profiter d'une vraie nuitée montréalaise.

Moi, j'en ai profité pour relaxer sur le bord de l'eau, sur un banc, tout en réfléchissant et en écoutant les passants discuter.

 N'ayant pas le goût de parler avec qui que ce soit, j'avais l'intention de m'installer près du fleuve, et de (sans mauvais jeu de mots) plonger dans un roman de Bukowski. Non seulement j'avais oublié l'idée de m'y prêter, je me suis mit à réfléchir sur ma journée et ce qu'elle m'avait apportée.

 Une certaine façon de m'évader, peut-être, ou bien simplement de méditer.

 En fait, ma journée me sembla bien banale. Après le travail, je rentras à la maison pour transférer les choix du pool de hockey organisé par mes amis et moi-même. Sans perdre une minute, je me suis mis à la tâche, sur un site qui cumule les points des joueurs et des équipes durant la saison d'hockey. Le lot est de 100$ donc, c'est du sérieux!

Cette mince partie de ma journée fût amusante mais, pas ce qui suit...

Nous avions une rencontre de prévu, c'est-à-dire, mon proprio, un de mes colocataires et moi. Cette réunion me semblait inutile et sans intérêt. Ce qui fût le cas. Nous étions les trois dans la cuisine pour partager les déboires, les problèmes qui gravitaient autour de ma personne et celle de mon coloc. Le propriétaire ouvra le bal en nous invitant à dire ce qui n'allait pas. En évitant les détails, mon sympathique voisin de chambre blâmait ma personne pour divers éléments, dont mon engagement envers les tâches, ma jovialité ainsi que d'autres trucs aussi inintéressants que les précédents.

En somme, ce fût un échange sans aucun intérêt. Mais, je savais exactement ce que j'avais à corriger, et même quoi dire pour contrer les attaques de mon cher coloc. Qui lui exagérais et cherchais pertinemment de l'attention. Mais bon..

Finalement après tout cette échange intéressante (not!), j'ai eu envie d'aller me promener dans ma ville natale. 

Je me suis dirigé, sans même hésiter, vers un des plus beaux coins de Montréal, c'est-à-dire, le Vieux Port. Métro ligne Orange, vers Côté Vertu. Station Champs-De-Mars.

Ma visite de nuit, m'a permis de réfléchir et de me rendre compte de l'attachement que j'ai pour Montréal. Cette espèce d'amour/haine, elle se retrouve également parmi la population. On y remarque de tout, dans le regard des gens ainsi que dans leur langage corporel. On peut y voir des gens amers, froids, distants ou tout le contraire, des personnes carrément en vie, joyeuses et débordantes d'énergie.

La nuit tombée, on remarque que la ville respire enfin, elle absorbe tout ce mouvement qui s'est déroulé durant cette journée. Ce qui me frappa le plus, c'est l'image d'un immeuble en construction où l'on y voyait un tas de lumières éclairant la façade, mais il semblait n'y avoir personne qui y travaillait.

En somme, c'est devenu à mes yeux une image frappante. Je me suis donc empressé de prendre ce moment en photo.

N'est pas paradoxal de mettre l'emphase sur quelque chose qui ne fonctionne pas, n'avance pas ou n'évolue pas..?

C'est un peu ce que je ressens quand j'observes cette ville, ces gens stressés, ces constructions interminables, ces prix exorbitants...

Mais heureusement, ce qui me console, c'est toute cette effervescence du domaine artistique de la ville. Que ce soit les artisans de la scène musicale, de la scène humoristique, du cinéma et j'en passe. Cela anime la métropole et nous gardent en vie. Notre culture québécoise, c'est notre identité. Il faut la maintenir en vie.

Voilà ce qui me rend perplexe et heureux à la fois.

Bref, je vous conseil fortement cet endroit. Vous pourriez y trouvez des solutions à vos problèmes, en profiter pour relaxer ou même redécouvrir le monde qui vous entoure.

Bonne soirée.

-Maxx Gagné-

vendredi 19 juillet 2013

**Une Chaleureuse Anxiété


       *Jeudi soir, j'ai eût le privilège d'assister à un excellent spectacle de la part d'un artiste que j'ai découvert tout récemment. Son nom... Autre Ne Veut.

Sincèrement, je crois que c'est le meilleur 15$ que j'ai dépensé cette année. C'était vraiment remarquable. Une performance à la fois touchante et envoûtante. Sa prestation au chaleureux Il Motore, a charmé plus d'une soixantaine de fans. Une heure de pur plaisir.

Ce jeune artiste de New York était de passage à Montréal pour nous présenter un bon nombre de chansons tirées de son (vous auriez devinez) excellent album intitulé "Anxiety".

Une telle aisance sur scène, ajouté de son charisme incroyable, vous avez un artiste qui présente son produit à la hauteur des attentes.

Il débuta la soirée avec l'une des ces meilleures chansons de l'album, "Play By Play". Ensuite, il enchaîna avec "Ego Free, Sex Free", "World War" et quelques autres. Tout en remerciant timidement le public de s'être déplacé pour lui et ces deux acolytes (d'une vocaliste et de son drummer), il se déplaça (sans gêne) dans la foule durant sa performance.

Je termina de siroter mon deuxième Rhum & 7Up lorsque j'entendis la dernière chanson de son album (ma préférée), "Counting". En livrant merveilleusement cette oeuvre musicale, j'étais littéralement (et l'ensemble de la salle) transporté par la chanson. Une telle émotion, une véritable jouissance auditive, d'entendre cette musicalité agressive et douce à la fois, avec un thème aussi dure (la perte d'un proche) par la voix de cet interprète extrêmement talentueux.

Cette musicalité 80's et RnB est un genre qui mérite fortement de se faire découvrir.

Évidemment, ce n'est pas un style qui peut plaire à tout le monde, car c'est un univers assez noir et cru, mais avec un brin d'optimisme. Abordant les sujets tels que le mal de vivre, l'amour, le sexe et la peur de la mort, plusieurs pourraient tomber sous le charme.

Autre Ne Veut est véritablement un coup de coeur. Si vous n'êtes pas tout à fait convaincu, écoutez cet extrait, vous allez y découvrir cet artiste ainsi que son univers bien à lui...
Bonne écoute!

Clip de son single "Counting"

-Maxx Gagné-

vendredi 7 juin 2013

#MiSÈRE

Misère, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour le moment.

L'Homme (incluant la Femme) ne cesse de me décevoir. Continuellement en train de manigancer pour agrémenter sa propre personne, sa propre image, sans se rendre compte du mal qu'il fait aux autres autour de lui.

Pourquoi le narcissisme est-il aussi présent chez les gens de notre époque?

Un mal de vivre, une incapacité à faire confiance aux autres, une volonté inexplicable qui pousse à blesser…

Les jours passent et on ne voit pas ce qui se déroule autour de nous, je crains malheureusement que nos destins sont parsemés d'épreuves pour justement nous ramener à la triste réalité

On n'a bien beau voir le soleil, mais on sait toujours qu'il va tôt ou tard se coucher.

Je sens que plusieurs personnes parlent pour seulement s'entendre parler, ou simplement pour montrer qu'ils ont une opinion. J'aime beaucoup la blague qu'avait fait l'humoriste Laurent Paquin, en rapport à cela justement : «L'opinion c'est comme une grippe, tu n'es pas obligé de la partager avec tout le monde..».

L'écoute est un art. Parler c'est facile, mais discuter et échanger sérieusement, c'est un moment unique, authentique. Si vous prenez le temps d'écouter ce que les autres ont véritablement à vous dire, c'est tellement gratifiant autant pour celui qui écoute que pour l'interprète. «Parler, c'est exagérer», je cite ici ces quelques mots de Thomas Bernhard. C'est effectivement lorsque l'on parle trop, que l'on exagère. Et c'est comme ça, que l'on perd l'authenticité de notre pensée. Merci monsieur Bernhard!

C'est en apprenant des histoires sur des couples autour de moi (surtout sur ceux qui ne le sont plus) que nous découvrons leurs vraies couleurs.

Ce que je veux dire par là, c'est que plusieurs relations sont bâties sur des superficialités. On n'a tous autour de nous des couples qui ne vont pas du tout ensemble (aucune chimie, aucun point en commun). On peut constater dans certains cas qu'une des deux personnes (du couple) trompe l'autre sans même que personne (ou presque) ne se doute de rien. Ou même, que les deux savent pertinemment que leur vie à deux ne va nul part, mais pour ne pas être seul, ils se sont accouplés pour éviter la pression social (médias et proches). Et même dans certain cas, ce n'est que pour un temps, pour préparer le terrain et par la suite sacrer le supposer «être aimé» pour un(e) amant(e) qui est déjà dans leur vie.

Cette misère que je tente de décrire, c'est cette espèce de malaise que nous croisons tous les jours. Peut-être, que vous l'avez déjà constaté, si c'est le cas, on voit la même chose.

C'est décevant, mais bon, on peut rien y faire, on ne peut que contrôler notre façon de vivre notre vie.

-Maxx Gagné-

samedi 9 février 2013

**Rage De Vivre



    **Ça commence fort l'année avec ce titre "coup de poing" (sans mauvais jeu de mots). Mon premier billet de l'année parlera ici de la difficulté de vivre, de vivre en société et de vivre avec les gens qui nous entourent. Ce billet m'ai inspiré en ayant visionné un court documentaire "Child Of Rage" sur une jeune fille abusée lorsqu'elle était toute petite, je ne pouvais pas rester silencieux après avoir visionné ce touchant et troublant vidéo.

    Depuis notre tendre enfance nous cherchons à nous amuser dans cette vie, nous voulons vivre à fond, découvrir le monde, jouer constamment sans se soucier de personnes. Mais lorsque l'on est jeune, nous sommes à risques à tous éléments pour perturber notre vie à jamais.

    Dans le documentaire "Child Of Rage", un psychologue discute avec la jeune fille qui lui raconte que son père la battait, ne la nourrissait que très peu et même qu'il abusait d'elle à l'âge d'un an. Ce type d'éléments perturbateurs peuvent anéantir un jeune et par le même coup, briser son enfance. Cette jeune fille n'est plus un "enfant" après ces troublantes actions de son paternel. De plus, sa mère meurt dans cette même année. La jeune fille est remplie de rage, elle ne peut s'empêcher de frapper son petit frère, elle veut tuer ses parents adoptifs et également, elle veut blesser les animaux qui l'entourent. C'est effroyable. Une jeune gamine qui subie autant d'atrocité ne peux qu'être très mal dans sa peau...

    L'homme est fait pour vivre entouré d'autres hommes et de femmes, c'est en fait le but essentiel pour avoir une vie accomplie. Non seulement, nous devons vivre entre nous, mais il faut aussi s'entendre, et c'est là que plusieurs problèmes apparaissent. L'homme est constamment en liens avec les autres, nous ne pouvons nous ignorer les uns des autres, nous avons tous (ou presque) une famille près de nous, c'est nos racines, notre sang. Ces proches nous soutiennent, nous veulent du bien, elle nous donnent également cet amour que chaque être humain à besoin pour continuer à grandir sur cette planète.

    La plus grande difficulté chez l'être humain c'est la communication. Sans communication, nous ne pouvons nous entendre, dialoguer et même échanger. C'est un fait. Tentez l'expérience, essayez pour une journée de ne parler à personne, pas de téléphone, pas de textos, pas d'internet, pas d'échanges verbales ni gestuelles, vous restez chez vous. Aucune paroles. Vous allez vous sentir très mal à la fin de la journée, c'est garantit. C'est plus fort que nous, nous avons besoin d'échanger. C'est tout à fait naturel.

    Ce besoin d'affection est humain, nous devons échanger entre nous. Nous avons un gros problème dans notre société aujourd'hui, non seulement nous ne communiquons presque plus, mais nous le faisons d'une autre façon, c'est-à-dire, via les réseaux sociaux. Donc, aucune vraie relation entre deux personnes (ou plus). Des échanges oui, mais virtuelle. Presque tout le monde se qualifie de "sociale" est-ce vraiment le cas? L'altruisme, vous connaissez? En fait, plusieurs personnes se retrouvent seuls, est-ce par choix? Peut-être. Est-ce vous aidez les gens que vous croisez? Que ce soit pour ouvrir une porte à quelqu'un car cette personne à de la difficulté, ou alors laissez-vous votre place dans le métro à une personne âgé? Posez-vous la question.

    Les gens ont aujourd'hui beaucoup de problèmes psychologiques et interpersonnelles qu'il y trente ans. Pourquoi? Et bien, en partie car nous vivons dans une époque ou les échanges sociales ne sont plus véritables. En fait, nous avons de la difficulté à échanger avec nos propres voisins, est-ce normal? Je parles ici autant de la vie urbaine que rurale. La majorité des gens connaissent leurs voisins par accidents. On s'entend qu'il y a vingt ans, les gens discutaient ensemble et échangeaient constamment (et que la technologie n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui) maintenant, ne vous demander pas pourquoi la moitié des gens consultent. Oui! Presque la moitié de la population (je parles ici du Québec) voit ou ont déjà vu un psychologue. C'est énorme! Sommes-nous rendu à ce point si mal dans notre peau...

    Sur le cas de Beth (la gamine abusée), elle n'avait plus aucune émotion, au moment ou le père a mit la main sur elle, ce n'était fini de son enfance. Même que sa mère adoptive raconte qu'à l'âge de 7ans, elle se masturbait jour après jour. Je répète ici, la jeune fille abusée à 7ans et se masturbait jour après jour. Avec ses doigts sales (ou non), elle n'a plus conscience de ses gestes, elle n'a plus d'émotions non plus. Beth va même jusqu'à frapper la tête de son frère (Jonathan) sur un plancher de ciment, jusqu'à ce que ces parents adoptifs interviennent. Ce n'est que quelques années après, que la jeune Beth se rendit compte du mal qu'elle avait fait autour d'elle, cette rage intérieure qui la dévorait, lui fessait faire des choses affreuses. La conscience du bien et du mal était inexistante chez elle. Mais, après de nombreuses heures de thérapie avec son psychologue et d'une éducatrice spécialisée, Beth peut maintenant vivre mieux avec sa famille. Ces thérapies lui ont permis d'apprendre sur elle-même et de discerner le bien du mal. Elle peut maintenant aimer et partager cet amour avec les autres.

    Malgré tout le malheur qui peut nous frapper durant notre vie, il est essentiel de croire, de croire en soi et de faire confiance aux autres, sans se sentir méfiant tout le temps contre tout le monde. La gentillesse n'est pas une faiblesse, au contraire, c'est de montrer aux autres comment bien se comporter, c'est ce que j'ai appris de la vie, et cela fait partie de l'éducation que nous recevons tous et chacun. Être constamment enragé, méfiant et colérique n'amène rien, ni à vous, ni à personne. Le suicide n'est pas la solution, plusieurs sont vraiment au bout du rouleau et passe à l'acte. Mais, c'est important de consulter si vous en avez besoin. Nous avons tous nos difficultés. Plusieurs personnes se cachent derrière leurs problèmes personnels, c'est vous détruire intérieurement en agissant de la sorte.

Je n'ai pas de solution miracle.

Je sais seulement qu'il faut s'attacher à la vie malgré les coups durs.

"Se mettre la corde au cou, ça ne vaut pas le coup
La vie à son goût, ça vaut le coup."
-Maxime Gagné-

@Funkmaxx