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lundi 30 novembre 2015

L'amour du Y


C'est fou à quel point notre génération (les Y) est désillusionnée face à l'amour. Passant de relations sexuelles consommées comme du «fastfood» à des relations de couples «ouvertes». Ces jeunes hommes et femmes recherchent un «amour» dans un monde qui n'offre que du sexe. Plus les années passent, et plus je me rends compte de cette tristesse qui se cache derrière ces aventures d'une nuit.
Nous sommes embobinés dans une réalité qui nous échappe. À force de recevoir des messages visuelles aussi futiles que la publicité, les émissions de télé-réalité, des magazines, des sites de rencontres instantanées, les personnes interprètent mal, et contre leur propre gré, leur besoin d'amour.

Notre génération ainsi que cette jeunesse montante semble être ouverte aux milliers d'opportunités qui leurs est offertes, tout en brimant leurs propres valeurs. Le goût du sexe est devenu jetable : comme une vieille paire de souliers trop usée. L'amour quant à elle, semble avoir un regain chez la gente masculine. Si je me fis à mon expérience et aux divers personnes que je rencontre, les gars de ma génération ne sont pas tous des partisans des clubs, des bars trop bouillants. Ces hommes veulent avoir une liberté, oui! mais ils veulent également rencontrer une femme (pas une jeune fille) pour bâtir une relation solide et durable.

Ayant vécu, moi-même, ce parcours farfelu, j'ai bien l''intention de ne plus tomber aussi facilement et naïvement dans cette spirale embarrassante.

Les femmes ont beaucoup évoluées depuis les dernières années, je m'en rends compte depuis quelques temps. Les hommes également, mais je sens que les jeunes femmes d'aujourd'hui ne veulent plus se faire manipuler. Elles sont allumées. Elles ne veulent plus qu'un homme décide pour elles. Elles veulent décider par elles-mêmes. Plus courageuses; plus entreprenantes; plus ouvertes d'esprit, les femmes de la génération "y" montent le ton. Cette certaine «naïveté» qu'elle avait auparavant a presque disparue. Étrangement, on voit beaucoup plus de femmes agir en "garçon" (si je peux me permettre cette expression) dans la manière dont elles s'expriment. C'est tout aussi réciproque chez certain hommes, qui, certains d'entre eux, vont se féminiser. Tous ces gens veulent qu'une seule chose au fond : se faire aimer.

Qu'importe, tout ce qui se passe aujourd'hui, c'est le fruit de cette société. Si cette jeunesse est sensible aux faits et gestes qu'elle commet, au moins, tout ne sera pas perdu. Elle évoluera. Il faut connaître des erreurs pour évoluer.

C'est avec le temps que vient la sagesse. ;)

samedi 12 octobre 2013

**Sous le charme d'Adèle..

  Finalement arrivé au Québec, «La Vie d'Adèle», cette oeuvre cinématographique qui a fait tant jasé l'univers du cinéma ces derniers mois.

  Sortie en salle cette semaine partout dans le monde, «La Vie d'Adèle : Chapitres 1 & 2», était le film le plus attendu cet automne. Louangé par les critiques, triomphant de plusieurs prix dont "La Palme d'Or" au Festival de Cannes cette année est enfin disponible sur nos écrans.

  Après quelques jours d'impatience, je suis allé me procurer (un jour à l'avance) deux billets pour ce film. Je ne voulais aucunement manqué ma chance d'assister à cette oeuvre du réalisateur français. Malgré toute la tourmente médiatique autour de ce film, je désirais faire ma propre idée et voir de mes propres yeux ce film français.

  «La Vie d'Adèle» en somme, est une histoire d'amour.

  Dans cette oeuvre, nous suivons Adèle (interprété magnifiquement par Adèle Exarchopoulos), une charmante étudiante d'un lycée français. Nous découvrons à travers cette jeune femme la complexité d'une vie. Dès le début du film, elle semble se chercher en tant que femme et aussi dans son identité sexuel. Tenté par ses paires, elle se laissera séduire par un jeune homme de son lycée avec qui elle aura une relation sexuelle qui la laissera perplexe. Troublée par de nombreux événements (donc une dispute enflammée avec un groupe d'amies et d'un baiser échanger avec une autre étudiante), la jeune Adèle tente de se retrouver dans ce monde qui semble lui échappé. Elle fera la rencontre d'une jeune femme très épanouie, Emma (Léa Seydoux). Les deux jeunes femmes se plaisent l'une et l'autre, on peut facilement voir leur chimie percer l'écran. Malgré leur différence d'âge (ce qui ne semble pas déranger Adèle), elles continueront de se découvrir en passant beaucoup de temps ensemble, à travers des discutions philosophiques, des visites aux musées et des promenades au parc. Après quelques temps, Adèle et Emma tomberont passionnément en amour. Ayant une personnalité et une vie complètement différente l'une de l'autre, cela deviendra une difficulté au cours de leur vie conjugale. Adèle, elle, vient d'une famille de la classe moyenne tandis qu' Emma, de son côté, vient d'une famille plus artistique, plus bourgeoise. Non seulement leurs familles respective deviennent un lourd problème, mais en plus, leur relation semble en choqué plus d'un. Adèle de son côté, tente de cacher cette relation pour pouvoir garder son emploi en tant qu'institutrice (enseignante). De l'autre, Emma semble se distancer d'Adèle à cause de cela, mais aussi car sa carrière prends beaucoup de place dans sa vie. Les deux feront faces à plusieurs difficultés, mais une chamboulera leur couple.

  Je m'arrête ici, car je ne veux pas vous en dire plus.

  Superbe, exceptionnel et enivrant.

  Voilà les trois mots qui convient le mieux pour dépeindre mon appréciation de ce magnifique long métrage signé Abdellatif Kechiche.

  Ce film pour moi, est une oeuvre remarquable en tout point. Tout d'abord, les deux actrices sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs. La ravissante interprète d'Adèle nous charme du premier coup d'oeil. Armée d'un charisme fou, d'une beauté rare et d'un sourire contagieux, elle nous garde attentif à tout ce qui se déroule sous nos yeux. La nouvelle muse de Kechiche, joue remarquablement dans ce film. De plus, les scènes de sexe où les deux jeunes femmes s'échangent leur amour mutuelle sont vraies, crues et torrides. Le réalisateur manipule (si je peux me le permettre) très bien ses actrices. Non seulement, on se sent présent dans leur vie, mais avec l'appui des nombreux plans rapprochés, nous entrons carrément dans leur intimé. Le film n'aborde pas seulement l'amour et l'homosexualité, mais aussi de sujets universels tel que l'échec, l'amitié et la solitude. En plus de filmer de magnifique plans extérieurs, ce brillant réalisateur mets l'emphase sur les deux femmes, sans avoir a y ajouter de musique sentimentale. On y perçoit grâce à cela, la véracité de leur relation à travers leurs ébats et leurs disputes. Ce film dure près de trois heures (malgré quelques longueurs), mais nous comprenons pourquoi, car cela nous permet de prendre conscience de la solitude chez Adèle. Le silence est perceptible dans la film et le réalisateur le rend très bien. Bravo à Kechiche pour cette oeuvre magnifique.

  Ce qui m'as plu également dans ce film, c'est le message qu'envoi le réalisateur aux spectateurs en rapport aux relations entre la bourgeoisie et la classe moyenne. Plusieurs scènes mémorables me reviennent, mais une particulièrement, celle du party de fête d'Emma. Des ami(e)s de cette dernière discutent d'art en se moquant de la classe moyenne tout en dégustant le spaghetti préparer par Adèle (spécialité de son père). Ils parlent de sexe tout en dévorant de la nourriture simpliste. Cette comparaison bien amenée de Kechiche, présente bien la différence entre les classes sociales en France.

  Comment peut-on juger une classe sociale en spéculant contre elle, tout en dégustant une de leur création... N'est pas paradoxal? Une belle flèche envoyer à la «petite» bourgeoisie. 

  Que nous soyons d'une telle classe sociale, ne justifie en aucun cas le droit de rabaisser ou d'en descendre une autre.

  En plus de tomber à point avec tout ce qui se déroule en France, en Russie et ailleurs dans le monde, l'homosexualité semble encore choquer beaucoup de gens aujourd'hui. Je trouves que ce film affiche très bien l'intolérance de plusieurs personnes face à cet aspect de la vie. Ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens, ce n'est pas aux autres d'en juger. Cela fait partie de la vie. Ils ont droit à leur propre existence. Ce n'est aucunement une maladie ou une déficience comme plusieurs abrutis pourraient penser. On doit l'accepter. La vie est trop courte pour cela. C'est complètement absurde de penser pouvoir changer l'orientation sexuel d'un être humain.

  Pour conclure, je veux seulement vous conseillez de voir ce film vrai et touchant. Vous n'allez pas le regretter, je vous l'assure.

  Bon cinéma! ;)


Bande annonce officielle du film :



vendredi 7 juin 2013

#MiSÈRE

Misère, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour le moment.

L'Homme (incluant la Femme) ne cesse de me décevoir. Continuellement en train de manigancer pour agrémenter sa propre personne, sa propre image, sans se rendre compte du mal qu'il fait aux autres autour de lui.

Pourquoi le narcissisme est-il aussi présent chez les gens de notre époque?

Un mal de vivre, une incapacité à faire confiance aux autres, une volonté inexplicable qui pousse à blesser…

Les jours passent et on ne voit pas ce qui se déroule autour de nous, je crains malheureusement que nos destins sont parsemés d'épreuves pour justement nous ramener à la triste réalité

On n'a bien beau voir le soleil, mais on sait toujours qu'il va tôt ou tard se coucher.

Je sens que plusieurs personnes parlent pour seulement s'entendre parler, ou simplement pour montrer qu'ils ont une opinion. J'aime beaucoup la blague qu'avait fait l'humoriste Laurent Paquin, en rapport à cela justement : «L'opinion c'est comme une grippe, tu n'es pas obligé de la partager avec tout le monde..».

L'écoute est un art. Parler c'est facile, mais discuter et échanger sérieusement, c'est un moment unique, authentique. Si vous prenez le temps d'écouter ce que les autres ont véritablement à vous dire, c'est tellement gratifiant autant pour celui qui écoute que pour l'interprète. «Parler, c'est exagérer», je cite ici ces quelques mots de Thomas Bernhard. C'est effectivement lorsque l'on parle trop, que l'on exagère. Et c'est comme ça, que l'on perd l'authenticité de notre pensée. Merci monsieur Bernhard!

C'est en apprenant des histoires sur des couples autour de moi (surtout sur ceux qui ne le sont plus) que nous découvrons leurs vraies couleurs.

Ce que je veux dire par là, c'est que plusieurs relations sont bâties sur des superficialités. On n'a tous autour de nous des couples qui ne vont pas du tout ensemble (aucune chimie, aucun point en commun). On peut constater dans certains cas qu'une des deux personnes (du couple) trompe l'autre sans même que personne (ou presque) ne se doute de rien. Ou même, que les deux savent pertinemment que leur vie à deux ne va nul part, mais pour ne pas être seul, ils se sont accouplés pour éviter la pression social (médias et proches). Et même dans certain cas, ce n'est que pour un temps, pour préparer le terrain et par la suite sacrer le supposer «être aimé» pour un(e) amant(e) qui est déjà dans leur vie.

Cette misère que je tente de décrire, c'est cette espèce de malaise que nous croisons tous les jours. Peut-être, que vous l'avez déjà constaté, si c'est le cas, on voit la même chose.

C'est décevant, mais bon, on peut rien y faire, on ne peut que contrôler notre façon de vivre notre vie.

-Maxx Gagné-