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lundi 26 mars 2018

Quand l'émotion soulève les passions

Lors des derniers mois, les États-Unis ont été victimes de plusieurs événements tragiques dont la tuerie en Floride et celle de Las Vegas. Ces tragédies amènent son lot de tristesse et de questionnement. Non seulement ces tristes drames touchent fréquemment ce pays, mais ils affectent également tout l'Occident. Les attaques répétés visent essentiellement la jeunesse américaine. La dernière attaque a fait débordé le vase, et ce sont les étudiantes et les étudiants qui ont décidés de se manifester et d'exprimer leur mécontentent face aux dirigeants de ce pays. Avec l'appui de leurs professeurs, de leurs proches et du public; ils ont réussis à se faire entendre auprès des représentants politiques. Il y a eut quelques minimes modifications dans l'état de la Floride. En espérant, pour la suite, des changements législatifs concrets pour  l'avenir quant au contrôle des armes à feu.

Ce fessant, lorsque des événements de la sorte se produisent, cela affecte les sphères sociales, politiques et culturelles. Dans le cas présent, nous allons voir à quel point cette émotion s'est transporté dans l'univers sportif. Plus précisément, dans le cas des équipes des Panthers de la Floride ainsi que la toute nouvelle équipe d'expansion, les Golden Knights de Vegas.

Avec une exceptionnelle fiche cette année, l'équipe de Vegas présente non seulement une surprise cette saison, mais elle représente une facette fort intéressante de combativité et d'espoir. Le directeur général George McPee avait la tâche ardue d'assembler une équipe compétitive pour sa première saison dans le circuit Bettman. Ayant profité d'un système de repêchage à son avantage, il a réussi à former un excellent club. Son meilleur coup est sans aucun doute la sélection de Gerard Gallant comme entraîneur-chef. Ce dernier qui a injustement été remercié par les Panthers l'année précédente. Cette nouvelle équipe d'expansion est un ramassis de «rejets» des autres équipes. Malgré tout, ce groupe d'hommes ont réussis à performer remarquablement durant toute la saison. Ils ont subis des blessures au tout début de la campagne et autres problèmes organisationnels, mais ils ont toutefois surmonter les défis présentés à eux. Ce fut le même cas pour les Panthers de la Floride. Cette équipe floridienne à connue son lot de malchance au cours des derniers mois avec les blessures, les disputent internes, les mauvaises performances ainsi que les changements dans l'organisation. Vegas est présentement bien positionné au classement général et la Floride tente de se tailler une place pour les séries. Les deux équipes sont grandement motivés et offrent du hockey passionné et de qualité en ce moment.

Ces deux organisations ont une chose en commun, et ce n'est pas banal. Las Vegas et Parkland (en Floride) ont subis deux attentats meurtriers au cours des derniers mois. Le premier a été l'une des tueries les plus meurtrières aux États-Unis avec 58 victimes lors d'un festival extérieur. Le second a été quant à lui une attaque terroriste orchestré par un jeune homme désaxé qui a tué 17 personnes à l'école Marjory Stoneman Douglas.

Ces attaques visant la jeunesse américaine ont créées, chez nos voisins du sud, un onde de choc spectaculaire. S'en ai suivi des mouvements de contestations visant les acteurs politiques et les lois sur le contrôle des armes à feu.

Dans cet élan, les sportifs ont eux aussi ressentis cet espoir, cette joie, cette motivation de plus. On peut remarquer les excellentes prestations de ces deux équipes citées ci-haut. L'équipe des Panthers, après l'attaque à Parkland, s'est retrouvée parmi les équipes les plus performantes en obtenant 14 victoires en 20 matchs. Marquant 65 buts au cours de cette séquence; appuyé par les prestations de leurs gardiens Reimer et du québécois Roberto Luongo. Ce dernier qui a prononcé un discours fort émouvant devant la foule du BB&T Center, le 22 février 2018. Même chose du côté des Golden Knights : l'organisation et ces joueurs ont salués le courage de la communauté tout en rendant hommage aux proches des victimes de la tuerie. Et depuis le début de la saison, ce sont des Québécois qui présentent les meilleurs statistiques. Le gardien Marc-André Fleury ainsi que les attaquants Jonathan Marchessault et David Perron se sont démarqués au cours de cette saison et ils sont, en majeure partie, responsables du succès de cette équipe.

Des situations aussi émouvantes et tragiques peuvent provoquer des réactions négatives comme la colère, la peur ou l'anxiété. Mais dans plusieurs autres cas, comme celui-ci, le positif en ressort. Et c'est avec cette positivité que des athlètes peuvent parvenir à accomplir des choses hors de l'ordinaire. Pour le cas présent, on peut manifestement voir les effets positifs sur les hockeyeurs des deux équipes. Ils sont parvenus à performer de façon remarquable en se motivant mutuellement tout en ayant cette fierté à représenter les gens de leur communauté. Ils ont ressenti une responsabilité pour amener du bonheur et de la joie auprès de leurs partisans. Cette énergie vient alimenter positivement la population, ainsi que les athlètes, physiquement et mentalement. Le fait de transformer cette négativité en positivisme, cela fait inévitablement bénéficier toutes les personnes touchées. Cette même énergie, cette force émotionnelle amène du bien et permet d'avoir du courage pour la suite des choses. Il semble bien important de s'inspirer d'événements de la sorte pour en extirper du bon.

Bref, le sport est avant tout un divertissement. Mais ce n'est pas que cela, c'est aussi, d'une certaine façon, un phare sous-estimé de notre société. Les humains ont besoin de motivation pour se sentir vivant et de positivisme pour faire jaillir le meilleur d'eux-mêmes

vendredi 1 avril 2016

Un club touchant

Pour aujourd'hui, nous allons vous parler d'une cause touchant une bonne partie de la Province de Québec et du Canada.


Le Club des petits déjeuners qui a maintenant aidé les jeunes québécoises et québécois à s'alimenter convenablement ont célébré leur vingtième anniversaire d’existence en 2014*. Cette fameuse organisation a fait sa juste part au cours de ces dernières années pour soutenir la jeunesse avec l'aide de ces dévoués bénévoles. En plus de fournir des repas nutritifs aux enfants, ils donnent un sacré coup de main à ces mêmes jeunes pour évoluer dans un environnement et un esprit sain. De nombreuses activités et d'actions directes font leurs preuves depuis 1994.

Si on se réfère à leur site, ces enfants ont des besoins criant :
http://www.breakfastclubcanada.org/fr/les-besoins/

Un point troublant si l'on regarde ces éléments; celui du fait qu'un enfant sur cinq ne déjeune pas convenablement ou pas du tout. Dans la communauté autochtone, on parle d'un enfant sur deux. C'est triste. Également, chez les nouveaux arrivants on peut augmenter ce chiffre par deux fois.  

En résumé, c'est un million d'enfants au Canada qui risque de ne rien manger rendus en classe. 

Plusieurs impacts peuvent frapper un jeune qui ne déjeune pas : des problèmes sur sa santé (maladies, problèmes psychologiques) et des problèmes dans son éducation (comportement, résultats scolaires, activités sociales). Avec tous ces éléments perturbants la vie d'un jeune élève, on peut maintenant voir pourquoi cette situation est alarmante. C'est pourquoi il est essentiel de transmettre ces messages à la population pour le rendre éveiller à cette cause. Nombreux sont les bénévoles et les donateurs qui veulent donner de leur temps et de leur argent. Or cette situation demeure, encore aujourd'hui, précaire et en constante recherche d'aide financière.

Leur message et simple, touchant et efficace. En s'alliant avec divers compagnies tels que Bell Media, Kellogg's, Kraft, Agropur, Gaboua, Ubisoft et j'en passe, ils ont la chance de diffuser, de nourrir efficacement les enfants dans le besoin. Ces aides sont grandement appréciées pour aider la cause du Club des petits déjeuners. Voilà un bon exemple (ci-dessous) d'entraide, qui, grâce à l'utilisation des réseaux sociaux, peut transmettre leurs informations, leurs activités ainsi que leur implication dans la communauté.

Ceci est un exemple tiré du 8 Mars 2016.

 
Une cause touchante qui transmet son message efficacement. Voilà une belle réussite! ;)

*Source : http://www.lapresse.ca/actualites/national/201409/06/01-4797763-le-club-des-petits-dejeuners-en-pleine-croissance.php

lundi 30 novembre 2015

L'amour du Y


C'est fou à quel point notre génération (les Y) est désillusionnée face à l'amour. Passant de relations sexuelles consommées comme du «fastfood» à des relations de couples «ouvertes». Ces jeunes hommes et femmes recherchent un «amour» dans un monde qui n'offre que du sexe. Plus les années passent, et plus je me rends compte de cette tristesse qui se cache derrière ces aventures d'une nuit.
Nous sommes embobinés dans une réalité qui nous échappe. À force de recevoir des messages visuelles aussi futiles que la publicité, les émissions de télé-réalité, des magazines, des sites de rencontres instantanées, les personnes interprètent mal, et contre leur propre gré, leur besoin d'amour.

Notre génération ainsi que cette jeunesse montante semble être ouverte aux milliers d'opportunités qui leurs est offertes, tout en brimant leurs propres valeurs. Le goût du sexe est devenu jetable : comme une vieille paire de souliers trop usée. L'amour quant à elle, semble avoir un regain chez la gente masculine. Si je me fis à mon expérience et aux divers personnes que je rencontre, les gars de ma génération ne sont pas tous des partisans des clubs, des bars trop bouillants. Ces hommes veulent avoir une liberté, oui! mais ils veulent également rencontrer une femme (pas une jeune fille) pour bâtir une relation solide et durable.

Ayant vécu, moi-même, ce parcours farfelu, j'ai bien l''intention de ne plus tomber aussi facilement et naïvement dans cette spirale embarrassante.

Les femmes ont beaucoup évoluées depuis les dernières années, je m'en rends compte depuis quelques temps. Les hommes également, mais je sens que les jeunes femmes d'aujourd'hui ne veulent plus se faire manipuler. Elles sont allumées. Elles ne veulent plus qu'un homme décide pour elles. Elles veulent décider par elles-mêmes. Plus courageuses; plus entreprenantes; plus ouvertes d'esprit, les femmes de la génération "y" montent le ton. Cette certaine «naïveté» qu'elle avait auparavant a presque disparue. Étrangement, on voit beaucoup plus de femmes agir en "garçon" (si je peux me permettre cette expression) dans la manière dont elles s'expriment. C'est tout aussi réciproque chez certain hommes, qui, certains d'entre eux, vont se féminiser. Tous ces gens veulent qu'une seule chose au fond : se faire aimer.

Qu'importe, tout ce qui se passe aujourd'hui, c'est le fruit de cette société. Si cette jeunesse est sensible aux faits et gestes qu'elle commet, au moins, tout ne sera pas perdu. Elle évoluera. Il faut connaître des erreurs pour évoluer.

C'est avec le temps que vient la sagesse. ;)

mercredi 28 janvier 2015

**Tu connais ça, le respect?

Salut à vous!

Me voici, me voilà!

Je viens vous parler d'un petit sujet qui m'interpelle depuis longtemps, et vu la situation dans laquelle se trouve le Québec et le reste du monde, il fallait que je fasse un petit texte là-dessus : le respect.
 Non, je ne suis pas un professionnel de la «gentillesse envers autrui», mais je connais assez bien les gens pour vous dire que la plupart n'en ont jamais entendu parler.

Avant de commencer,  je voulais exprimer ici mes condoléances aux proches des victimes de la tuerie chez nos cousins français. Un événement tristement réel. Ces dizaines de vies perdues dans l'attentat qui s'est déroulé à Paris. C'est un épisode tragique, en cette nouvelle année, qui montre encore les atrocités que peuvent provoquer des idéaux divergents.

La peur amène l'angoisse. L'angoisse amène l’insécurité. L'insécurité amène la violence.

La violence, la barbarie et l’extrémisme fascinent le monde occidental depuis des siècles (surtout les médias de masse). La preuve : on parle encore, aujourd'hui, en 2015, de la 2ème Guerre Mondiale!

Je sais que ce n'est jamais réjouissant de se rappeler des événements aussi malheureux, mais on dirait qu'à force de les commémorer, nous allons, nous, êtres humains, se souvenir de nos erreurs passées.

Mais, malheureusement, on semble avoir une belle mémoire de poisson... C'est plate, mais c'est vrai.

***

Ce qui m'amène, aujourd'hui, à vous parler de respect.

J'ai constaté ce phénomène dernièrement et j'y ai moi-même contribué, mais de la mauvaise façon...

Accompagné de mes chers amis lors de la célébration de mon anniversaire, ce vendredi soir dernier, j'ai commis un geste anodin manquant justement de respect envers autrui. J'étais sous influence d'alcool, ce qui n'aide en rien ma cause, mais qui expliquerais ma situation mentale à ce moment. Disont, pour résumé, que j'avais éparpillé mon assiette partout dans le resto, en lançant et en donnant abondamment mes frites aux gens, dans ce restaurant du Plateau. Écoutez, je n'étais pas dans mon état normal, j'avais bu comme un pirate maboule. Ayayaye... c'était pas beau à voir!

J'ai fait une erreur et j'en suis pleinement conscient.

L'influence d'alcool, de drogues, de boissons énergisantes et tout autres produits toxiques pour le corps, font en sorte que nous ne sommes plus tout à fait nous-mêmes. Cette perte d’inhibition (ou cette excitation des sens) nous rend, pendant un bref moment, hors de contrôle face à cette réalité qui nous entoure; ce qui affecte, indirectement, nos bonnes façons de se tenir en public. Ce qui n'empêche pas d'autres gens d'être irrespectueux à leurs tours, même sans ces substances nocives.

C'est une mésaventure qui peut sembler insignifiante, mais tout au contraire, elle prend tout son sens quand on la mets en perspective. Si l'on jette un léger regard autour de nous, vous constaterez que certaines personnes non aucunement ce «sens du respect».

**

Le respect semble, de nos jours, une espèce en voie d'extinction. Je m'explique. Nous semblons tellement obsédés par notre propre personne que nous oublions les autres mammifères-pas-trop-malins (appelé : les humains) autour de nous. Je ne dis pas ici que tous les humains sont épais, idiots, cabochons et innocents. Non. Mais certains ont gagnés la loterie dans toutes ces catégories.

Le simple fait de vouvoyer quelqu'un et/ou de s'excuser avant tout dialogue (ou action), c'est la base de ce que j'appelle : le respect. J'ai tort?

Le fait que la plupart des gens viennent nous interpeller sans un «svp monsieur!» ou un «s'cusez moi madame?» me dérange. Je ne crois pas être le seul sensible à ce niveau. J'inclus dans le respect : la courtoisie ainsi que l'empathie. Ce sont deux éléments qui s'y rattachent, nécessairement.

On est bien ouvert au Québec, mais en général, on est mou côlisse! Désolé... fallait que ça sorte!

(Début du passage pro-québécois)
Arrêtez de vous laissez parler comme de la marde et reprenez confiance pour vous exprimer et d'affirmer votre position. Il faut arrêter de se sentir comme des bons à rien, il faut croire en nos moyens. Je sais que nous avons un passé de colonisés, mais c'est du passé tout ça. Nos chers patriotes se sont battus pour nous, pour notre survie, pour notre langue et pour notre poutine... Ah non! je divague encore.
(Fin du passage pro-québécois)

L'harmonie c'est le début d'une belle aventure. Il ne faut pas la gâcher avec des impolitesses, des insultes gratuites, des gestes et des commentaires racistes; homophobes; xénophobes. La vie est trop courte pour perdre son temps à s'obstiner avec quelqu'un qui est coincé dans une philosophie égocentrique minable et irrespectueuse. Gardez votre salive à bonne escient.

Séparez vous des gens négatifs autour de vous, cela ne vous sert à rien. Je ne dis pas ici de vous départir de vos ami(e)s loyaux qui passent une période morose. Non, ces rares amitiés que vous avez forgées avec le temps doivent être essentielles à votre épanouissement personnel. Vous avez besoin de vos proches pour vous exprimer librement. Vous devez, vous aussi, tendre l'oreille maintes fois pour alimenter vos échanges.

Une oreille pour vous écouter, ça c'est essentiel. La nature humaine est faites en ce sens : il faut communiquer entre nous. 

Vivre en harmonie, je sais, ce n'est pas toujours facile. Mais, il faut choisir ces batailles. Voilà pourquoi, si nous en perdons quelques unes, nos proches et nos familles sont là pour récupérer les pots cassés. Et nous devons en apprendre de ces dernières pour bâtir notre confiance.

Faut manger des coups durs pour devenir mature.

Non mais sérieusement, quand je parle ici de respect, c'est le respect des autres, évidemment, mais le respect de soi également. Si tu ne te respectes pas toi-même, comment veux-tu que ce soi réciproque.

Comme je l'ai dit précédemment, vivre en harmonie, je sais, ce n'est pas toujours facile.

Rien n'est facile dans cette vie.

Il faut seulement trouver notre chemin, sans piétiner celui des autres.

@Funkmaxx

jeudi 27 février 2014

**La «belle» parure


Bien le bonjour à tous!

C'est vrai que les hivers sont longs à Montréal. Les gens cherchent à se réchauffer de plusieurs manières. Soi en voyageant vers le Sud, soi en allant se noircir dans les salons de bronzage, soi en fessant l'amour fréquemment ou alors, en allant se saouler la gueule dans les bars.

Cette dernière option fût mon choix.

Nous avons débuté la soirée en écoutant de la musique dans mon simpliste et charmant appartement. La musique jouait fortement, les bières descendaient rapidement (surtout dans mon cas), et on discutait longuement. Arriva 22h00, nous nous dirigeâmes vers sa voiture pour ensuite se rendre dans le Vieux-Montréal. Mais avant tout, je voulais amener ma «potion magique», pour la boire en route. Donc, mon ami alla chercher sa voiture et moi, mon élixir de beuverie.

Arrivé sur l'Vieux, nous nous sommes garé et ensuite, nous nous dirigeâmes vers le bar. J'avais l'adresse de l'établissement sur mon cellulaire mais, je n'avais aucune «esti» d'idée où il se trouvait. Nous avons donc marché un bon bout de temps, en demandant aux passants où se trouvait la rue Saint-Gabriel. En fin de compte, nous l'avons trouvé à quelques rues près de nous. Nous sommes rentrés dans l'auberge St-Gabriel, et la boîte de nuit (Le Velvet), se situait au sous-sol. Cet endroit me semblait fort accueillant au départ, mais comme tout club dans le Vieux, il se trouve que ces gens là : sont riches, fendants et hautains. Mais bon, nous ont s'en fou, on voulait s'amuser, fêter et rencontrer du monde.

Une entrée pour ce genre d'endroit coûte 20 dollars! Heureusement que j'ai appelé avant (pour une «guestlist»), sinon je n'aurais jamais payé ce prix ri-di-cule.

Enfin, nous voilà, la soirée s'annonça «correcte». Nous nous sommes assis au bar, j'ai commandé deux gin-tonic. J'ai discuté avec le barman. Sympa, bronzé, belle gueule ; fraîchement sortie d'Occupation Double. Le type avait l'air pas trop allumé, mais bon, il nous divertissait. J'ai terminé mon verre et je me suis dirigé vers les toilettes. Pipi fini, je quittais les toilettes lorsque j'aperçus un visage familier : c'était René Bourque du Canadien de Montréal. J'étais quelque peu surpris. De retour au bar, je fis part de ma rencontre inusitée avec mon ami et en tournant la tête, j'aperçus l'entraineur du Canadien qui lui, quittait l'auberge. Je demandas au barman une seconde tournée de gin-tonic, tout en lui demandant ce qu'il se passait spécialement ce soir. Il me raconta qu'il y avait une soirée d'organisé avec des joueurs des «Habs» et que c'était la blonde de Bandon Prust (Marie Pier Morin), l'organisatrice.

C'était la veille de la finale Olympique Canada/Suède. Donc, ni Price, ni Subban n'étaient présents. J'étais un peu déçu, mais bon. Nous avons décidé de nous diriger vers le club sous-terrain. C'était une ambiance semi-festive. Les deejays venaient clairement du Plateau, on n'entendait que de la musique Électro/House. J'ai demandé, à deux reprises, qu'ils fassent jouer du hiphop ou bien du dance. Rien. Bon, il restait au moins de jolies femmes dans le bar, la majorité était près des joueurs du Canadien, évidemment. La plupart des femmes présentes cherchaient à se faire un joueur d'hockey, donc, nos chances de conclure étaient assez minces. N'empêche, nous, on voulait s'amuser. Dans l'ensemble, les gens ne dansaient pas vraiment, les joueurs du Canadiens buvaient et ne lâchaient pas leurs cellulaires. Mais, l'un d'eux passa à côté de moi, je dis: «Mister Prust!», il se tourna vers moi et me donna un bonne poignée de main, et il retourna gentiment à sa table. Sympathique ce gars. Malgré tout, l'ambiance était vraiment à plat. J'ai ensuite discuté avec une charmante jeune femme noire qui venait tout juste d'arriver à Montréal, avec ses copines. Elle venait de France. Nous avions une bonne chimie, et elle semblait me trouver de son goût. Elle était charmante, mais je ne la trouvais pas si attirante. Nous avons dansé avec elles, mais après une vingtaine minutes, elles sont partis et nous de même. Heureusement, car nous étions affamés.

Direction Montreal Pool Room. Un resto à l'image contraire de l'endroit d'où l'on venait : simple, pas trop propre, mais tellement chaleureux. De sympathiques grecs qui nous servais du fast-food. Une véritable bouffe de fin de soirée. Des hot-dogs pis des patates à prix dérisoire. Aaah le bonheur! Nous étions bien, là, en train de se bourrer la gueule de gras, en oubliant tranquillement cette soirée ennuyante.

Où tous ces gens semblaient se pavaner mais sans vraiment s'amuser. Où tous ces gens voulaient prétendre être quelqu'un d'autre. Où tous ces gens se cachaient derrière de faux personnages aux habits forts dispendieux.

Je préfères carrément me retrouver avec du monde vrai et amusant, dans un endroit simple et dynamique, que d'un endroit superficiel, sans vie et sans âme.

--

Pour tout vous dire, nous, les hommes célibataires hétérosexuels, nous recherchons constamment à se faire désirer par la gente féminine. Évidemment, beaucoup d'entre nous ne savent pas ou ne veulent pas aborder les femmes, par peur, par paresse ou par manque de confiance en soi. Je comprends tout-à-fait ces malaises envers le sexe opposé. Mais, pourquoi se faire des peurs, nous sommes des êtres humains qui cherchons à se faire aimer ; qu'importe le moyen. Je ne parles pas ici de «moyens» extrêmes tels que les viols, les enlèvements et autres. Je parles d'approches, de charmes et d'actions véritables pour plaire. Donc, en ce sens, nous voulons tous paraître sur notre meilleur jour lorsqu'il est question de charmer une personne qui nous attire.

Il est donc essentiel de mettre en évidence ses attributs, ses points positifs, ses avantages et éviter d'afficher ses côtés sombres. Nous voulons les séduire pas les faire fuir.

La séduction est un ensemble. Il faut savoir utiliser cet atout. Toutefois, plusieurs personnes croient qu'ils peuvent se permettre de se pavaner et de faire croire aux autres qu'il (ou elle) est supérieur(e) au monde autour. C'est un jeu dangereux et narcissique. Ce genre de personnage cache en lui un mal de vivre qui s'interprète par un éloge de sa vanité. Quelques femmes sont, malheureusement, attirées par ce genre d'énergumènes. Heureusement pour nous, les gens sensés et allumés, sont disponibles. Donc, nous avons le champ libre pour rencontrer ceux et celles qui méritent véritablement notre attention. De «vrais» et «bons» êtres humains.

Finalement, vive le Montreal Pool Room pis fuck le Velvet!

En d'autres termes :

Vive la simplicité, au revoir la superficialité!

-Maxx Gagné-
@Funkmaxx

jeudi 30 janvier 2014

**L'incompris du «tout compris»

Ici au Québec, il fait froid depuis des lunes, nous le savons tous. Malgré tout, chaque hiver, plusieurs québécois et québécoises décident de se sauver de cette froide température pour hiberner vers le sud. Ce qui fût mon cas pour une semaine. Donc, j'ai décidé (avec un ami) de quitter ce froid hivernale pour un peu de chaleur. Notre endroit de prédilection était l'une des villes les plus visitées de Cuba, Varadero.

Nous avions en tête, dès le départ, le goût de voir autre chose, de s'aventurer, d'aller là où le vent nous mène. Notre choix s'est arrêté sur un sympathique hôtel 4 étoiles (à vrai dire 3.5) sur la péninsule de Varadero, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Notre forfait tout inclus comprenait évidemment nos billets d'avion, l'hébergement, le buffet ainsi que le «bar open». Le prix était fort raisonnable pour ce petit séjour en terre cubaine.

Malgré une belle température toute la semaine de notre séjour, de ma part, ce ne fût pas un voyage des plus remarquables...

Tout semblait bien se dérouler pour nos sept jours au soleil. Nous sommes parti tôt le matin de Montréal pour arriver en fin d'après-midi à notre destination. Dès notre arrivé à l'aéroport de Varadero, je sentais que ce voyage allait me rendre d'emblée heureux les premiers jours mais morose les jours suivants.

Les premiers jours fût très sympas : des boissons alcoolisées à volonté, des gens à rencontrer, des bars à fréquenter, des plages à traverser, des endroits à visiter. Fort plaisant!

Mais, dès le quatrième jour, tout s'écroula. Après ces soirées de célébration, mon corps d'homme dans la vingtaine avancé, ne me sembla plus aussi en forme qu'auparavant. Également, je me rendis compte, de tout cet artifice autour du fameux «voyage dans l'sud».

J'étais au départ, alerte à cela, mais, je me suis laissé charmer par cette frénésie qu'offre les voyages.

Non seulement, mon corps n'acceptait plus la nourriture exécrable de cet endroit, mais le soleil brûlant et l'ambiance étouffante, semblaient me perturber de plus en plus. Il me fallait absolument du repos.

Étant moi-même un être solitaire qui aime néanmoins socialiser, j'aillais m'isoler pour lire. Oui, même en vacances. Je continuais ma lecture d'un recueil de texte des écrits de Pierre Falardeau de ces dix dernières années. Ce livre «Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance» était le bon choix pour ce petit tour à Cuba.

Notre belle province était à moins de cinq heures de vol, et déjà je m'en ennuyait. Pourquoi? Et bien, je me sentais comme un bel imposteur de venir me bronzer les fesses dans ce pays, dit «socialiste», où les gens vivent des conditions de vies misérables. Nous (je m'inclus ici) profitons de cette pauvre ambiance pour aller faire nos rois et reines des plages, lorsque chez nous, nous redevenons des disciples de politiciens et de patrons de compagnies corrompus dans cette société capitaliste qui abuse de nous. À Cuba, de ceux travaillant dans le domaine de la restauration, de l'hôtellerie et du commerce vivent de 15 pesos-convertibles (16 dollars canadiens) par mois...

On est quand même de beaux hypocrites.

Matérialistes que nous sommes, pensons avoir besoin de voitures de l'années, des babioles électroniques dernier cri et des vêtements hors-de-prix. Lorsqu'eux, ont de la misère à bien se nourrir et se loger. On vit bien au Québec, on l'oubli facilement (malgré toute la pourriture politique de ces dernières années). Contrairement à nous, la grande majorité de ces pauvres cubains vivent dans des immeubles amochés et s'offrent corps et âme au service des touristes, jour après jour.

Et aussi étonnant que cela puisse paraître, on (je m'exclus ici) va là-bas, dépenser notre argent pour des cochonneries tels que des casquettes et des chandails à l'effigie du Che. Tout pour nous faire consommer et comme des cons, on y participe... C'est carrément absurde! De la libération à la surconsommation. Pas sûr qu'aujourd'hui, ce grand libérateur aimerait voir sa face affiché sur des touristes, pas sûr du tout.

Les gens ici, au Québec, sombrent dans la mélancolie, la dépression et le cynisme. Là-bas, la majeure partie des cubains gardent le sourire, malgré tout ce qui leurs arrivent.

La corruption est forte également là-bas, les gens ont besoin de cela pour maintenir une vie convenable.

Non seulement, j'ai été malade physiquement là-bas, mais je restes encore chamboulé, intérieurement, par cette ambiance artificielle.

Je m'étais mêler à ces touristes fêtards, mais après quelques jours, je ne ressentais plus cet esprit festif dans cette palpante hypocrisie.

Pour en revenir au livre donc je vous parlais tout à l'heure, en fait, ce que j'en retiens, c'est ce malaise que nous avons chez nous. Nous devrions nous soutenir, profitez de nos ressources et de nos contacts humains, entre québécois. On semble oublier, surtout à notre époque, qu'il y a des êtres humains autour de nous. Ce n'est pas des tablettes, des «Iphone» ou même des cellulaires à l'univers virtuel, qui nous permettent de maintenir une «véritable» échange humaine. Non! Nous semblons tellement désillusionnés que nous en oublions même ce qui se passe près de nous. Près de chez nous. Nous voulons tellement savoir ce qui se passe ailleurs, mais on ne connaît même pas nos frères et soeurs des régions. Avez-vous déjà été dans le Nord du Québec?

Il faut être attaché à notre identité culturelle. Connaître d'où l'on vient. Cette ouverture vers les autres, est essentielle pour mieux se connaître soi-même.

En ce sens, j'ai parlé à de nombreuses personnes dans ce court voyage : des jolies femmes russes, des jeunes fous québécois, des gros buveurs ontariens et des charmantes latinas.

De chacune de ces personnes, j'en ai retenu quelque chose...

Qu'importe d'où tu viens, si tu me respecte, je te respecte. That's it! Quelque soit ta nationalité, j'ai le goût d'en apprendre sur toi. C'est un des grands plaisir de voyager. C'est l'ouverture vers le monde, vers les gens.

Lors d'une soirée, nous étions une «gang» de québécois et de torontois qui jouaient à «Flip The Cup». J'ai discuté entre deux verres avec un torontois sur la question nationaliste, sur le Canada et sur la culture québécoise, ce fût assez drôle. Lui, il pensait que nous les détestions... voyons donc!? Quelle connerie! J'en ai rencontré des anglophones canadiens, et je lui ai dit, cette affirmation était totalement fausse. C'est seulement ce que les médias veulent nous faire accroire. Il y a une véritable rivalité sportive Canadiens/Leafs, mais c'est tout. On est dans le même foutu pays (pour l'instant), pourquoi se détester? Ce sont des êtres humains comme les autres. Il me disait même que, sans nous, le reste du pays serait plate. Nous avons (effectivement!) des artistes forts intéressants au Québec, nous donnons au Canada une visibilité incroyable, et je ne peux qu'être en accord avec lui.

J'ai également parlé politique avec un couple canadien. La charmante dame, elle, venait d'Ottawa. Je me suis foutu un peu de sa gueule, en blague, évidemment. Nous avons discuté un bon moment, et elle aussi, ne voyait pas de problème avec le Québec, même qu'elle me disait détester Harper. Elle s'écriait même: «Mais, j'adore Montréal!» Tout le monde adore Montréal. Nous sommes (la plupart) des gens sympathiques, ouverts et fêtards.

Fêtards oui! Je crois même que nous sommes de grands amateurs d'alcool, car nous tentons d'oublier notre statut de colonisés. C'est en buvant que nous l'oublions.

D'où l'écriteau sur nos belles plaques d'immatriculation : «Je me souviens». Pour commémorer nos Patriotes, eux, qui ont donnés de leurs vies pour sauver notre identité. Ça par contre, il ne faut pas l'oublier.

Personnellement, je sais que nous sommes bons, tout le monde le sais à travers le monde. Suffit seulement à nous, de nous découvrir, de nous apprécier mutuellement, d'arrêter de se faire des peurs et de ne pas abandonner, de continuer à croire à un Québec fort, libre et souverain.

L'ouverture sur le monde commence ici, chez nous.

samedi 12 octobre 2013

**Sous le charme d'Adèle..

  Finalement arrivé au Québec, «La Vie d'Adèle», cette oeuvre cinématographique qui a fait tant jasé l'univers du cinéma ces derniers mois.

  Sortie en salle cette semaine partout dans le monde, «La Vie d'Adèle : Chapitres 1 & 2», était le film le plus attendu cet automne. Louangé par les critiques, triomphant de plusieurs prix dont "La Palme d'Or" au Festival de Cannes cette année est enfin disponible sur nos écrans.

  Après quelques jours d'impatience, je suis allé me procurer (un jour à l'avance) deux billets pour ce film. Je ne voulais aucunement manqué ma chance d'assister à cette oeuvre du réalisateur français. Malgré toute la tourmente médiatique autour de ce film, je désirais faire ma propre idée et voir de mes propres yeux ce film français.

  «La Vie d'Adèle» en somme, est une histoire d'amour.

  Dans cette oeuvre, nous suivons Adèle (interprété magnifiquement par Adèle Exarchopoulos), une charmante étudiante d'un lycée français. Nous découvrons à travers cette jeune femme la complexité d'une vie. Dès le début du film, elle semble se chercher en tant que femme et aussi dans son identité sexuel. Tenté par ses paires, elle se laissera séduire par un jeune homme de son lycée avec qui elle aura une relation sexuelle qui la laissera perplexe. Troublée par de nombreux événements (donc une dispute enflammée avec un groupe d'amies et d'un baiser échanger avec une autre étudiante), la jeune Adèle tente de se retrouver dans ce monde qui semble lui échappé. Elle fera la rencontre d'une jeune femme très épanouie, Emma (Léa Seydoux). Les deux jeunes femmes se plaisent l'une et l'autre, on peut facilement voir leur chimie percer l'écran. Malgré leur différence d'âge (ce qui ne semble pas déranger Adèle), elles continueront de se découvrir en passant beaucoup de temps ensemble, à travers des discutions philosophiques, des visites aux musées et des promenades au parc. Après quelques temps, Adèle et Emma tomberont passionnément en amour. Ayant une personnalité et une vie complètement différente l'une de l'autre, cela deviendra une difficulté au cours de leur vie conjugale. Adèle, elle, vient d'une famille de la classe moyenne tandis qu' Emma, de son côté, vient d'une famille plus artistique, plus bourgeoise. Non seulement leurs familles respective deviennent un lourd problème, mais en plus, leur relation semble en choqué plus d'un. Adèle de son côté, tente de cacher cette relation pour pouvoir garder son emploi en tant qu'institutrice (enseignante). De l'autre, Emma semble se distancer d'Adèle à cause de cela, mais aussi car sa carrière prends beaucoup de place dans sa vie. Les deux feront faces à plusieurs difficultés, mais une chamboulera leur couple.

  Je m'arrête ici, car je ne veux pas vous en dire plus.

  Superbe, exceptionnel et enivrant.

  Voilà les trois mots qui convient le mieux pour dépeindre mon appréciation de ce magnifique long métrage signé Abdellatif Kechiche.

  Ce film pour moi, est une oeuvre remarquable en tout point. Tout d'abord, les deux actrices sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs. La ravissante interprète d'Adèle nous charme du premier coup d'oeil. Armée d'un charisme fou, d'une beauté rare et d'un sourire contagieux, elle nous garde attentif à tout ce qui se déroule sous nos yeux. La nouvelle muse de Kechiche, joue remarquablement dans ce film. De plus, les scènes de sexe où les deux jeunes femmes s'échangent leur amour mutuelle sont vraies, crues et torrides. Le réalisateur manipule (si je peux me le permettre) très bien ses actrices. Non seulement, on se sent présent dans leur vie, mais avec l'appui des nombreux plans rapprochés, nous entrons carrément dans leur intimé. Le film n'aborde pas seulement l'amour et l'homosexualité, mais aussi de sujets universels tel que l'échec, l'amitié et la solitude. En plus de filmer de magnifique plans extérieurs, ce brillant réalisateur mets l'emphase sur les deux femmes, sans avoir a y ajouter de musique sentimentale. On y perçoit grâce à cela, la véracité de leur relation à travers leurs ébats et leurs disputes. Ce film dure près de trois heures (malgré quelques longueurs), mais nous comprenons pourquoi, car cela nous permet de prendre conscience de la solitude chez Adèle. Le silence est perceptible dans la film et le réalisateur le rend très bien. Bravo à Kechiche pour cette oeuvre magnifique.

  Ce qui m'as plu également dans ce film, c'est le message qu'envoi le réalisateur aux spectateurs en rapport aux relations entre la bourgeoisie et la classe moyenne. Plusieurs scènes mémorables me reviennent, mais une particulièrement, celle du party de fête d'Emma. Des ami(e)s de cette dernière discutent d'art en se moquant de la classe moyenne tout en dégustant le spaghetti préparer par Adèle (spécialité de son père). Ils parlent de sexe tout en dévorant de la nourriture simpliste. Cette comparaison bien amenée de Kechiche, présente bien la différence entre les classes sociales en France.

  Comment peut-on juger une classe sociale en spéculant contre elle, tout en dégustant une de leur création... N'est pas paradoxal? Une belle flèche envoyer à la «petite» bourgeoisie. 

  Que nous soyons d'une telle classe sociale, ne justifie en aucun cas le droit de rabaisser ou d'en descendre une autre.

  En plus de tomber à point avec tout ce qui se déroule en France, en Russie et ailleurs dans le monde, l'homosexualité semble encore choquer beaucoup de gens aujourd'hui. Je trouves que ce film affiche très bien l'intolérance de plusieurs personnes face à cet aspect de la vie. Ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens, ce n'est pas aux autres d'en juger. Cela fait partie de la vie. Ils ont droit à leur propre existence. Ce n'est aucunement une maladie ou une déficience comme plusieurs abrutis pourraient penser. On doit l'accepter. La vie est trop courte pour cela. C'est complètement absurde de penser pouvoir changer l'orientation sexuel d'un être humain.

  Pour conclure, je veux seulement vous conseillez de voir ce film vrai et touchant. Vous n'allez pas le regretter, je vous l'assure.

  Bon cinéma! ;)


Bande annonce officielle du film :



vendredi 4 octobre 2013

**Mon réel la nuit..


Quel titre magnifique. J'aurais aimé écrire Montréal La Nuit, mais bon... Ça plogue un peu trop la ville. Alors, je le garde tel quel.

Me promenant dans cette magnifique ville qu'ai Montréal, en cette nuit automnale, je réfléchissais à ma journée mais surtout sur un élément en particulier. En fait, mon escapade nuptiale était un prétexte pour échapper à une attrape sociale à laquelle je ne voulais aucunement participer. Je vais vous en faire part, dans un petit moment.

 Mais d'abord, saluons le départ de l'été!

 Malheureusement, la saison estivale est déjà terminé. C'est fou comme le temps passe vite... N'ayant pu profiter à fond de cette dernière, voilà que l'automne débarque et l'hiver sonne à nos portes.

 Non seulement les feuilles tombent à la même vitesse que les jupes se rallongent mais, la chaleur se fait aussi rare que les décolletées se font voir.

Cette saison mélange harmonieusement la mélancolie et le romantisme, vous ne trouvez pas?

C'est ce que j'ai remarqué en promenant dans les rues du Vieux-Montréal.

Magnifiquement situé, le Vieux Port nous offre non seulement un magnifique panorama, mais il nous propose aussi pleins de bons restos, d'architectures à couper le souffle, et des bars jovials pour profiter d'une vraie nuitée montréalaise.

Moi, j'en ai profité pour relaxer sur le bord de l'eau, sur un banc, tout en réfléchissant et en écoutant les passants discuter.

 N'ayant pas le goût de parler avec qui que ce soit, j'avais l'intention de m'installer près du fleuve, et de (sans mauvais jeu de mots) plonger dans un roman de Bukowski. Non seulement j'avais oublié l'idée de m'y prêter, je me suis mit à réfléchir sur ma journée et ce qu'elle m'avait apportée.

 Une certaine façon de m'évader, peut-être, ou bien simplement de méditer.

 En fait, ma journée me sembla bien banale. Après le travail, je rentras à la maison pour transférer les choix du pool de hockey organisé par mes amis et moi-même. Sans perdre une minute, je me suis mis à la tâche, sur un site qui cumule les points des joueurs et des équipes durant la saison d'hockey. Le lot est de 100$ donc, c'est du sérieux!

Cette mince partie de ma journée fût amusante mais, pas ce qui suit...

Nous avions une rencontre de prévu, c'est-à-dire, mon proprio, un de mes colocataires et moi. Cette réunion me semblait inutile et sans intérêt. Ce qui fût le cas. Nous étions les trois dans la cuisine pour partager les déboires, les problèmes qui gravitaient autour de ma personne et celle de mon coloc. Le propriétaire ouvra le bal en nous invitant à dire ce qui n'allait pas. En évitant les détails, mon sympathique voisin de chambre blâmait ma personne pour divers éléments, dont mon engagement envers les tâches, ma jovialité ainsi que d'autres trucs aussi inintéressants que les précédents.

En somme, ce fût un échange sans aucun intérêt. Mais, je savais exactement ce que j'avais à corriger, et même quoi dire pour contrer les attaques de mon cher coloc. Qui lui exagérais et cherchais pertinemment de l'attention. Mais bon..

Finalement après tout cette échange intéressante (not!), j'ai eu envie d'aller me promener dans ma ville natale. 

Je me suis dirigé, sans même hésiter, vers un des plus beaux coins de Montréal, c'est-à-dire, le Vieux Port. Métro ligne Orange, vers Côté Vertu. Station Champs-De-Mars.

Ma visite de nuit, m'a permis de réfléchir et de me rendre compte de l'attachement que j'ai pour Montréal. Cette espèce d'amour/haine, elle se retrouve également parmi la population. On y remarque de tout, dans le regard des gens ainsi que dans leur langage corporel. On peut y voir des gens amers, froids, distants ou tout le contraire, des personnes carrément en vie, joyeuses et débordantes d'énergie.

La nuit tombée, on remarque que la ville respire enfin, elle absorbe tout ce mouvement qui s'est déroulé durant cette journée. Ce qui me frappa le plus, c'est l'image d'un immeuble en construction où l'on y voyait un tas de lumières éclairant la façade, mais il semblait n'y avoir personne qui y travaillait.

En somme, c'est devenu à mes yeux une image frappante. Je me suis donc empressé de prendre ce moment en photo.

N'est pas paradoxal de mettre l'emphase sur quelque chose qui ne fonctionne pas, n'avance pas ou n'évolue pas..?

C'est un peu ce que je ressens quand j'observes cette ville, ces gens stressés, ces constructions interminables, ces prix exorbitants...

Mais heureusement, ce qui me console, c'est toute cette effervescence du domaine artistique de la ville. Que ce soit les artisans de la scène musicale, de la scène humoristique, du cinéma et j'en passe. Cela anime la métropole et nous gardent en vie. Notre culture québécoise, c'est notre identité. Il faut la maintenir en vie.

Voilà ce qui me rend perplexe et heureux à la fois.

Bref, je vous conseil fortement cet endroit. Vous pourriez y trouvez des solutions à vos problèmes, en profiter pour relaxer ou même redécouvrir le monde qui vous entoure.

Bonne soirée.

-Maxx Gagné-

vendredi 19 juillet 2013

**Une Chaleureuse Anxiété


       *Jeudi soir, j'ai eût le privilège d'assister à un excellent spectacle de la part d'un artiste que j'ai découvert tout récemment. Son nom... Autre Ne Veut.

Sincèrement, je crois que c'est le meilleur 15$ que j'ai dépensé cette année. C'était vraiment remarquable. Une performance à la fois touchante et envoûtante. Sa prestation au chaleureux Il Motore, a charmé plus d'une soixantaine de fans. Une heure de pur plaisir.

Ce jeune artiste de New York était de passage à Montréal pour nous présenter un bon nombre de chansons tirées de son (vous auriez devinez) excellent album intitulé "Anxiety".

Une telle aisance sur scène, ajouté de son charisme incroyable, vous avez un artiste qui présente son produit à la hauteur des attentes.

Il débuta la soirée avec l'une des ces meilleures chansons de l'album, "Play By Play". Ensuite, il enchaîna avec "Ego Free, Sex Free", "World War" et quelques autres. Tout en remerciant timidement le public de s'être déplacé pour lui et ces deux acolytes (d'une vocaliste et de son drummer), il se déplaça (sans gêne) dans la foule durant sa performance.

Je termina de siroter mon deuxième Rhum & 7Up lorsque j'entendis la dernière chanson de son album (ma préférée), "Counting". En livrant merveilleusement cette oeuvre musicale, j'étais littéralement (et l'ensemble de la salle) transporté par la chanson. Une telle émotion, une véritable jouissance auditive, d'entendre cette musicalité agressive et douce à la fois, avec un thème aussi dure (la perte d'un proche) par la voix de cet interprète extrêmement talentueux.

Cette musicalité 80's et RnB est un genre qui mérite fortement de se faire découvrir.

Évidemment, ce n'est pas un style qui peut plaire à tout le monde, car c'est un univers assez noir et cru, mais avec un brin d'optimisme. Abordant les sujets tels que le mal de vivre, l'amour, le sexe et la peur de la mort, plusieurs pourraient tomber sous le charme.

Autre Ne Veut est véritablement un coup de coeur. Si vous n'êtes pas tout à fait convaincu, écoutez cet extrait, vous allez y découvrir cet artiste ainsi que son univers bien à lui...
Bonne écoute!

Clip de son single "Counting"

-Maxx Gagné-

vendredi 7 juin 2013

#MiSÈRE

Misère, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour le moment.

L'Homme (incluant la Femme) ne cesse de me décevoir. Continuellement en train de manigancer pour agrémenter sa propre personne, sa propre image, sans se rendre compte du mal qu'il fait aux autres autour de lui.

Pourquoi le narcissisme est-il aussi présent chez les gens de notre époque?

Un mal de vivre, une incapacité à faire confiance aux autres, une volonté inexplicable qui pousse à blesser…

Les jours passent et on ne voit pas ce qui se déroule autour de nous, je crains malheureusement que nos destins sont parsemés d'épreuves pour justement nous ramener à la triste réalité

On n'a bien beau voir le soleil, mais on sait toujours qu'il va tôt ou tard se coucher.

Je sens que plusieurs personnes parlent pour seulement s'entendre parler, ou simplement pour montrer qu'ils ont une opinion. J'aime beaucoup la blague qu'avait fait l'humoriste Laurent Paquin, en rapport à cela justement : «L'opinion c'est comme une grippe, tu n'es pas obligé de la partager avec tout le monde..».

L'écoute est un art. Parler c'est facile, mais discuter et échanger sérieusement, c'est un moment unique, authentique. Si vous prenez le temps d'écouter ce que les autres ont véritablement à vous dire, c'est tellement gratifiant autant pour celui qui écoute que pour l'interprète. «Parler, c'est exagérer», je cite ici ces quelques mots de Thomas Bernhard. C'est effectivement lorsque l'on parle trop, que l'on exagère. Et c'est comme ça, que l'on perd l'authenticité de notre pensée. Merci monsieur Bernhard!

C'est en apprenant des histoires sur des couples autour de moi (surtout sur ceux qui ne le sont plus) que nous découvrons leurs vraies couleurs.

Ce que je veux dire par là, c'est que plusieurs relations sont bâties sur des superficialités. On n'a tous autour de nous des couples qui ne vont pas du tout ensemble (aucune chimie, aucun point en commun). On peut constater dans certains cas qu'une des deux personnes (du couple) trompe l'autre sans même que personne (ou presque) ne se doute de rien. Ou même, que les deux savent pertinemment que leur vie à deux ne va nul part, mais pour ne pas être seul, ils se sont accouplés pour éviter la pression social (médias et proches). Et même dans certain cas, ce n'est que pour un temps, pour préparer le terrain et par la suite sacrer le supposer «être aimé» pour un(e) amant(e) qui est déjà dans leur vie.

Cette misère que je tente de décrire, c'est cette espèce de malaise que nous croisons tous les jours. Peut-être, que vous l'avez déjà constaté, si c'est le cas, on voit la même chose.

C'est décevant, mais bon, on peut rien y faire, on ne peut que contrôler notre façon de vivre notre vie.

-Maxx Gagné-

mardi 19 mars 2013

**Ciné-MAL**

Le cinéma au Québec ne va pas bien..?

Mais quelle connerie encore, le cinéma va bien au contraire. C'est encore les médias et les ti bonhommes Guzzo de ce monde qui vous font accroire ces idées. Ce n'est pas parce que les recettes (Box-office) des films québécois ne sont pas à l'image (sans mauvais jeux de mots) de ce qu'elles ont été dans les dernières années, que ça va nécessairement mal.

Le cinéma québécois se porte bien, seulement, ce n'est qu'ici qu'il n'est apprécié à sa juste valeur. En fait, les gens préfèrent aller consommer des films américains à saveur «pop-bonbon-du-jour», que de donner une chance aux artisans d'ici. Est-ce qu'il n'y a que le public à blâmer dans cette histoire ? Je ne crois pas. Et les propriétaires de salles eux ?!

L'année qui vient de passer a été riche en création, nous retenons des titres tels que L'affaire Dumont, Rebelle, Camion et Laurence Anyways. Certains disent que nous ne fessons que des films lamentares, ou même des films poches, sans budget. Premièrement, nos films ne sont pas tous tristes et mélancoliques. Non seulement ces films sont bons, mais ils voyagent à travers la planète (Cannes, Berlin, Cabourg, Toronto, New York et autres), et de plus, ils offrent une vitrine incroyable à notre province et à nos artisans. Deuxièmement, le budget alloué aux films d'ici est très minime à ceux des films hollywoodiens. Malgré cela, nous réussissons à faire des oeuvres cinématographiques d'une très bonne qualité. Ce n'est pas pour rien que nos films soient nominés aux «Oscars», même pour une 3eme année consécutive dans la catégorie du «Meilleur film étranger».

Ce n'est pas en fessant les Boys 8 que l'on va se réinventer.

Nous avons connu de très bons succès commercial avec les Starbuck, Bon Cop Bad Cop, Père en flic, La Grande Séduction, Crazy et j'en passe.

Mais bon, que ce soit un film commercial ou même un film d'auteur, à la base, un film, c'est une oeuvre artistique. On ne peut prévoir s'il va connaître du succès ou non. Le réalisateur à son idée (sa vision, sa sensibilité), il va donc tout mettre en oeuvre pour offrir un travail authentique au public.

Mettre de d'argent dans un film c'est prendre une chance, mais mettre beaucoup d'argent dans un film pour faire un maximum de profit, c'est vraiment une mauvaise idée. Si le scénario est bon, si les acteurs et actrices le sont également, et si la réalisation et le montage le sont aussi, alors nous avons une belle oeuvre en chemin.

Oubliez ce que vous entendez à la radio, à la télévision.. le box-office ne représente en rien la qualité d'un film. Le parfait exemple de cela, aux «Jutra» de cette année, Rebelle, le film de Kim Nguyen à remporter huit prix dont celui du meilleur film. Ce film mesdames et messieurs, a été vu par pas moins de 17 000 spectateurs au Québec. 17 000 esti..! (J'en fait parti, et désolé de sacrer) Ce film s'est rendu aux Oscars, a gagné de nombreux prix à Berlin et même à New York. Ça juste pas de bon sens.. Même chose pour le film de Podz (L'affaire Dumont), ce même réalisateur qui nous offre l'excellente série 19-2 à la télévision (avec plus de 1,5 millions de spectateurs des cotes d'écoutes) son film a passé en dessous du radar québécois. Des films d'ici, qui n'attirent que très peu les foules, mais pourquoi ?

On ne peut pas blâmer que le public, il faut blâmer un paquet de gens avant. Si ces oeuvres ont du succès partout ailleurs sauf ici, c'est qu'il y a des failles dans notre système et notre société.

Ici, au Québec, on ne nous offre pas grand chose à nous mettre sous la dent, la grande majorité de la population québécoise préfère se laisser transporter par des idioties télévisuelles tels que Le Banquier, Occupation Double, La Voix et autres. Plutôt que de s'enrichir à voir autres choses, ils préfèrent absorber ces pauvres conneries qui ne mènent absolument à rien, en fait oui, ça leurs procurent du plaisir en jugeant et dénigrant des gens qui cherchent un semblant de popularité.

C'est vraiment désolant...

Les choses vraiment intéressantes et enrichissantes ne se retrouvent pas à la télévision, surtout pas dans notre télévision québécoise (contrôlée par des têtes dirigeantes irrévérencieuses). Il faut chercher un peu, faire l'effort de mieux s'informer, et c'est grâce à cela, que l'on peu découvrir des choses fortes intéressantes.

Ce que je trouve absurde dans tout cela, c'est que la majeure partie des québécois consomment la télévision comme ils consomment du McDonald, il ne se force pas la tête, c'est là, on le consomme, sans se posez de questions. Ces mêmes personnes vont allez voir les mêmes genres de films au cinéma (une roue continue). Si vous êtes l'un d'eux, j'espère qu'il y a une lumière qui vient de s'allumer dans votre tête.

Sortez de vos sofas  et fermez votre télévision, et allez consommer de «vraies» oeuvres créées par des gens comme vous et moi.

Pas seulement des films, mais bien des romans, des peintures, des spectacles... Ouvrez votre esprit! ;)

-Maxime Gagné-
@Funkmaxx

samedi 9 février 2013

**Rage De Vivre



    **Ça commence fort l'année avec ce titre "coup de poing" (sans mauvais jeu de mots). Mon premier billet de l'année parlera ici de la difficulté de vivre, de vivre en société et de vivre avec les gens qui nous entourent. Ce billet m'ai inspiré en ayant visionné un court documentaire "Child Of Rage" sur une jeune fille abusée lorsqu'elle était toute petite, je ne pouvais pas rester silencieux après avoir visionné ce touchant et troublant vidéo.

    Depuis notre tendre enfance nous cherchons à nous amuser dans cette vie, nous voulons vivre à fond, découvrir le monde, jouer constamment sans se soucier de personnes. Mais lorsque l'on est jeune, nous sommes à risques à tous éléments pour perturber notre vie à jamais.

    Dans le documentaire "Child Of Rage", un psychologue discute avec la jeune fille qui lui raconte que son père la battait, ne la nourrissait que très peu et même qu'il abusait d'elle à l'âge d'un an. Ce type d'éléments perturbateurs peuvent anéantir un jeune et par le même coup, briser son enfance. Cette jeune fille n'est plus un "enfant" après ces troublantes actions de son paternel. De plus, sa mère meurt dans cette même année. La jeune fille est remplie de rage, elle ne peut s'empêcher de frapper son petit frère, elle veut tuer ses parents adoptifs et également, elle veut blesser les animaux qui l'entourent. C'est effroyable. Une jeune gamine qui subie autant d'atrocité ne peux qu'être très mal dans sa peau...

    L'homme est fait pour vivre entouré d'autres hommes et de femmes, c'est en fait le but essentiel pour avoir une vie accomplie. Non seulement, nous devons vivre entre nous, mais il faut aussi s'entendre, et c'est là que plusieurs problèmes apparaissent. L'homme est constamment en liens avec les autres, nous ne pouvons nous ignorer les uns des autres, nous avons tous (ou presque) une famille près de nous, c'est nos racines, notre sang. Ces proches nous soutiennent, nous veulent du bien, elle nous donnent également cet amour que chaque être humain à besoin pour continuer à grandir sur cette planète.

    La plus grande difficulté chez l'être humain c'est la communication. Sans communication, nous ne pouvons nous entendre, dialoguer et même échanger. C'est un fait. Tentez l'expérience, essayez pour une journée de ne parler à personne, pas de téléphone, pas de textos, pas d'internet, pas d'échanges verbales ni gestuelles, vous restez chez vous. Aucune paroles. Vous allez vous sentir très mal à la fin de la journée, c'est garantit. C'est plus fort que nous, nous avons besoin d'échanger. C'est tout à fait naturel.

    Ce besoin d'affection est humain, nous devons échanger entre nous. Nous avons un gros problème dans notre société aujourd'hui, non seulement nous ne communiquons presque plus, mais nous le faisons d'une autre façon, c'est-à-dire, via les réseaux sociaux. Donc, aucune vraie relation entre deux personnes (ou plus). Des échanges oui, mais virtuelle. Presque tout le monde se qualifie de "sociale" est-ce vraiment le cas? L'altruisme, vous connaissez? En fait, plusieurs personnes se retrouvent seuls, est-ce par choix? Peut-être. Est-ce vous aidez les gens que vous croisez? Que ce soit pour ouvrir une porte à quelqu'un car cette personne à de la difficulté, ou alors laissez-vous votre place dans le métro à une personne âgé? Posez-vous la question.

    Les gens ont aujourd'hui beaucoup de problèmes psychologiques et interpersonnelles qu'il y trente ans. Pourquoi? Et bien, en partie car nous vivons dans une époque ou les échanges sociales ne sont plus véritables. En fait, nous avons de la difficulté à échanger avec nos propres voisins, est-ce normal? Je parles ici autant de la vie urbaine que rurale. La majorité des gens connaissent leurs voisins par accidents. On s'entend qu'il y a vingt ans, les gens discutaient ensemble et échangeaient constamment (et que la technologie n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui) maintenant, ne vous demander pas pourquoi la moitié des gens consultent. Oui! Presque la moitié de la population (je parles ici du Québec) voit ou ont déjà vu un psychologue. C'est énorme! Sommes-nous rendu à ce point si mal dans notre peau...

    Sur le cas de Beth (la gamine abusée), elle n'avait plus aucune émotion, au moment ou le père a mit la main sur elle, ce n'était fini de son enfance. Même que sa mère adoptive raconte qu'à l'âge de 7ans, elle se masturbait jour après jour. Je répète ici, la jeune fille abusée à 7ans et se masturbait jour après jour. Avec ses doigts sales (ou non), elle n'a plus conscience de ses gestes, elle n'a plus d'émotions non plus. Beth va même jusqu'à frapper la tête de son frère (Jonathan) sur un plancher de ciment, jusqu'à ce que ces parents adoptifs interviennent. Ce n'est que quelques années après, que la jeune Beth se rendit compte du mal qu'elle avait fait autour d'elle, cette rage intérieure qui la dévorait, lui fessait faire des choses affreuses. La conscience du bien et du mal était inexistante chez elle. Mais, après de nombreuses heures de thérapie avec son psychologue et d'une éducatrice spécialisée, Beth peut maintenant vivre mieux avec sa famille. Ces thérapies lui ont permis d'apprendre sur elle-même et de discerner le bien du mal. Elle peut maintenant aimer et partager cet amour avec les autres.

    Malgré tout le malheur qui peut nous frapper durant notre vie, il est essentiel de croire, de croire en soi et de faire confiance aux autres, sans se sentir méfiant tout le temps contre tout le monde. La gentillesse n'est pas une faiblesse, au contraire, c'est de montrer aux autres comment bien se comporter, c'est ce que j'ai appris de la vie, et cela fait partie de l'éducation que nous recevons tous et chacun. Être constamment enragé, méfiant et colérique n'amène rien, ni à vous, ni à personne. Le suicide n'est pas la solution, plusieurs sont vraiment au bout du rouleau et passe à l'acte. Mais, c'est important de consulter si vous en avez besoin. Nous avons tous nos difficultés. Plusieurs personnes se cachent derrière leurs problèmes personnels, c'est vous détruire intérieurement en agissant de la sorte.

Je n'ai pas de solution miracle.

Je sais seulement qu'il faut s'attacher à la vie malgré les coups durs.

"Se mettre la corde au cou, ça ne vaut pas le coup
La vie à son goût, ça vaut le coup."
-Maxime Gagné-

@Funkmaxx