jeudi 30 janvier 2014

**L'incompris du «tout compris»

Ici au Québec, il fait froid depuis des lunes, nous le savons tous. Malgré tout, chaque hiver, plusieurs québécois et québécoises décident de se sauver de cette froide température pour hiberner vers le sud. Ce qui fût mon cas pour une semaine. Donc, j'ai décidé (avec un ami) de quitter ce froid hivernale pour un peu de chaleur. Notre endroit de prédilection était l'une des villes les plus visitées de Cuba, Varadero.

Nous avions en tête, dès le départ, le goût de voir autre chose, de s'aventurer, d'aller là où le vent nous mène. Notre choix s'est arrêté sur un sympathique hôtel 4 étoiles (à vrai dire 3.5) sur la péninsule de Varadero, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Notre forfait tout inclus comprenait évidemment nos billets d'avion, l'hébergement, le buffet ainsi que le «bar open». Le prix était fort raisonnable pour ce petit séjour en terre cubaine.

Malgré une belle température toute la semaine de notre séjour, de ma part, ce ne fût pas un voyage des plus remarquables...

Tout semblait bien se dérouler pour nos sept jours au soleil. Nous sommes parti tôt le matin de Montréal pour arriver en fin d'après-midi à notre destination. Dès notre arrivé à l'aéroport de Varadero, je sentais que ce voyage allait me rendre d'emblée heureux les premiers jours mais morose les jours suivants.

Les premiers jours fût très sympas : des boissons alcoolisées à volonté, des gens à rencontrer, des bars à fréquenter, des plages à traverser, des endroits à visiter. Fort plaisant!

Mais, dès le quatrième jour, tout s'écroula. Après ces soirées de célébration, mon corps d'homme dans la vingtaine avancé, ne me sembla plus aussi en forme qu'auparavant. Également, je me rendis compte, de tout cet artifice autour du fameux «voyage dans l'sud».

J'étais au départ, alerte à cela, mais, je me suis laissé charmer par cette frénésie qu'offre les voyages.

Non seulement, mon corps n'acceptait plus la nourriture exécrable de cet endroit, mais le soleil brûlant et l'ambiance étouffante, semblaient me perturber de plus en plus. Il me fallait absolument du repos.

Étant moi-même un être solitaire qui aime néanmoins socialiser, j'aillais m'isoler pour lire. Oui, même en vacances. Je continuais ma lecture d'un recueil de texte des écrits de Pierre Falardeau de ces dix dernières années. Ce livre «Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance» était le bon choix pour ce petit tour à Cuba.

Notre belle province était à moins de cinq heures de vol, et déjà je m'en ennuyait. Pourquoi? Et bien, je me sentais comme un bel imposteur de venir me bronzer les fesses dans ce pays, dit «socialiste», où les gens vivent des conditions de vies misérables. Nous (je m'inclus ici) profitons de cette pauvre ambiance pour aller faire nos rois et reines des plages, lorsque chez nous, nous redevenons des disciples de politiciens et de patrons de compagnies corrompus dans cette société capitaliste qui abuse de nous. À Cuba, de ceux travaillant dans le domaine de la restauration, de l'hôtellerie et du commerce vivent de 15 pesos-convertibles (16 dollars canadiens) par mois...

On est quand même de beaux hypocrites.

Matérialistes que nous sommes, pensons avoir besoin de voitures de l'années, des babioles électroniques dernier cri et des vêtements hors-de-prix. Lorsqu'eux, ont de la misère à bien se nourrir et se loger. On vit bien au Québec, on l'oubli facilement (malgré toute la pourriture politique de ces dernières années). Contrairement à nous, la grande majorité de ces pauvres cubains vivent dans des immeubles amochés et s'offrent corps et âme au service des touristes, jour après jour.

Et aussi étonnant que cela puisse paraître, on (je m'exclus ici) va là-bas, dépenser notre argent pour des cochonneries tels que des casquettes et des chandails à l'effigie du Che. Tout pour nous faire consommer et comme des cons, on y participe... C'est carrément absurde! De la libération à la surconsommation. Pas sûr qu'aujourd'hui, ce grand libérateur aimerait voir sa face affiché sur des touristes, pas sûr du tout.

Les gens ici, au Québec, sombrent dans la mélancolie, la dépression et le cynisme. Là-bas, la majeure partie des cubains gardent le sourire, malgré tout ce qui leurs arrivent.

La corruption est forte également là-bas, les gens ont besoin de cela pour maintenir une vie convenable.

Non seulement, j'ai été malade physiquement là-bas, mais je restes encore chamboulé, intérieurement, par cette ambiance artificielle.

Je m'étais mêler à ces touristes fêtards, mais après quelques jours, je ne ressentais plus cet esprit festif dans cette palpante hypocrisie.

Pour en revenir au livre donc je vous parlais tout à l'heure, en fait, ce que j'en retiens, c'est ce malaise que nous avons chez nous. Nous devrions nous soutenir, profitez de nos ressources et de nos contacts humains, entre québécois. On semble oublier, surtout à notre époque, qu'il y a des êtres humains autour de nous. Ce n'est pas des tablettes, des «Iphone» ou même des cellulaires à l'univers virtuel, qui nous permettent de maintenir une «véritable» échange humaine. Non! Nous semblons tellement désillusionnés que nous en oublions même ce qui se passe près de nous. Près de chez nous. Nous voulons tellement savoir ce qui se passe ailleurs, mais on ne connaît même pas nos frères et soeurs des régions. Avez-vous déjà été dans le Nord du Québec?

Il faut être attaché à notre identité culturelle. Connaître d'où l'on vient. Cette ouverture vers les autres, est essentielle pour mieux se connaître soi-même.

En ce sens, j'ai parlé à de nombreuses personnes dans ce court voyage : des jolies femmes russes, des jeunes fous québécois, des gros buveurs ontariens et des charmantes latinas.

De chacune de ces personnes, j'en ai retenu quelque chose...

Qu'importe d'où tu viens, si tu me respecte, je te respecte. That's it! Quelque soit ta nationalité, j'ai le goût d'en apprendre sur toi. C'est un des grands plaisir de voyager. C'est l'ouverture vers le monde, vers les gens.

Lors d'une soirée, nous étions une «gang» de québécois et de torontois qui jouaient à «Flip The Cup». J'ai discuté entre deux verres avec un torontois sur la question nationaliste, sur le Canada et sur la culture québécoise, ce fût assez drôle. Lui, il pensait que nous les détestions... voyons donc!? Quelle connerie! J'en ai rencontré des anglophones canadiens, et je lui ai dit, cette affirmation était totalement fausse. C'est seulement ce que les médias veulent nous faire accroire. Il y a une véritable rivalité sportive Canadiens/Leafs, mais c'est tout. On est dans le même foutu pays (pour l'instant), pourquoi se détester? Ce sont des êtres humains comme les autres. Il me disait même que, sans nous, le reste du pays serait plate. Nous avons (effectivement!) des artistes forts intéressants au Québec, nous donnons au Canada une visibilité incroyable, et je ne peux qu'être en accord avec lui.

J'ai également parlé politique avec un couple canadien. La charmante dame, elle, venait d'Ottawa. Je me suis foutu un peu de sa gueule, en blague, évidemment. Nous avons discuté un bon moment, et elle aussi, ne voyait pas de problème avec le Québec, même qu'elle me disait détester Harper. Elle s'écriait même: «Mais, j'adore Montréal!» Tout le monde adore Montréal. Nous sommes (la plupart) des gens sympathiques, ouverts et fêtards.

Fêtards oui! Je crois même que nous sommes de grands amateurs d'alcool, car nous tentons d'oublier notre statut de colonisés. C'est en buvant que nous l'oublions.

D'où l'écriteau sur nos belles plaques d'immatriculation : «Je me souviens». Pour commémorer nos Patriotes, eux, qui ont donnés de leurs vies pour sauver notre identité. Ça par contre, il ne faut pas l'oublier.

Personnellement, je sais que nous sommes bons, tout le monde le sais à travers le monde. Suffit seulement à nous, de nous découvrir, de nous apprécier mutuellement, d'arrêter de se faire des peurs et de ne pas abandonner, de continuer à croire à un Québec fort, libre et souverain.

L'ouverture sur le monde commence ici, chez nous.

samedi 30 novembre 2013

**Du «vrai» bon monde


  Bien le bonjour à vous, maintenant que le malheureux «Black Friday» est officiellement terminé, j'aimerais vous faire part de mon observation de cet univers qu'ai la surconsommation et par la suite, vous montrez que l'homme peut avoir de la bonté, malgré ce monde de fous. 

Ici au Québec, mais également partout dans le monde, ce phénomène qu'ai la surconsommation, prends de plus en plus d'ampleur. Cela à pour effet de créer des «envies» que l'être humain n'a carrément pas besoin. Les gens ne peuvent s'empêcher de consommer, que ce soit de la nourriture, des vêtements ou des meubles. En somme, ils aiment posséder des trucs et souvent même, se vantent de ces mêmes possessions.


   Ils sont prêt à sacrifier leur santé et même leur vie pour sauver un cinquante dollars sur un ordinateur portatif.

 Après avoir vu de nombreux vidéos montrant des personnes hors de contrôle voulant absolument leur objet-tant-désiré, je me suis sentis vraiment mal à l'aise en observant une telle rage. Une honte inexplicable. Le simple fait de vouloir frapper une personne pour obtenir un rabais sur un article me semble carrément absurde. Des gens sont prêt à blesser les autres pour leur «petit» confort. Mais où est rendu la solidarité humaine?

   Ce que j'ai appris, c'est lorsque ma vie est en jeu (ou celle de ma famille et mes proches), que la violence apparaît.

  Si on constate ce qui se passe aujourd'hui, autour de nous. On y voit ce phénomène, qui ne cesse de grandir. Plus la technologie avance et plus les relations humaines se divisent. Malgré les bonnes inventions, les relations humains en payent le GROS prix. 

  Le mépris prend beaucoup d'expansion dans ce monde et c'est inquiétant.

   Considérant tout ce phénomène de la surconsommation, cette société capitaliste dans laquelle nous sommes tous plongée, on peut y faire notre part en tant que consommateur. Boycotter à notre façon, des compagnies assoiffées de profits. Les compagnies tels que Wal-Mart et McDo semblent les leaders de ce type. Ils se foutent carrément de leurs consommateurs et même de leurs employés (Voir Le «cynisme» de Wal-Mart et McDo déchaîne critiques).
   Je comprends que certaines villes ou même villages sont malheureusement pris avec cette emprise de ces compagnies sans scrupule. Le fait est que, ces empires abusent de leurs employés et font accroire aux consommateurs qu'ils sauvent de l'argent. Oui, les articles que vous acheter sont moins cher, mais de l'autre côté, ces compagnies payent des pris minimes car ils achètent en grosse quantité, donc ils ne payent qasiment rien pour les produits qu'ils vendent, c'est pourquoi, ils font du «sale» profit en exploitant leurs «associés». En plus d'être sous payés, les employés sont fortement sollicités pour consommer directement chez leurs employeurs. N'est-ce pas aberrant?

   De plus, ces compagnies détruisent des vies lorqu'ils s'installent dans des petites communautés où rayonnent de bons petits marchés. De petites villes ou des villages comprenant des travailleurs spécialistes dans leur domaine comme un épicier, un boucher, une couturière et autres. Ces compagnies débarquent, et les résidants (de cette communauté) n'ont donc pas le choix de suivre cette empire. Ils y sont forcés, car ils manque de ressources et les autres marchands ne peuvent par faire compétition avec les prix d'un «Wal-Marde».

  Comme dirait le défunt et honorable Michel Chartrand : «Le capitalisme serait marginal s'il y avait de la fraternité dans le monde. Au contraire, c'est la rentabilité du capitalisme qui règne».

  Ouf..!

  Ceci étant dit, nous pouvons malgré tout bien dormir, car nous ne sommes pas qu'entourer de voleurs et crapules. Non. En fait, dans la vie de tous les jours, nous croisons des gens qui eux, amènent dans notre existence un brin de bonheur, sans même le savoir. Un simple geste peut changer l'état émotionnel d'une personne. 

Un sourire discret, un geste de courtoisie ou même une légère accolade peut carrément remettre un être humain sur la bonne voie.

  Dans le sens que personne ne veut nécessairement te rendre un service pour de l'argent, il y a souvent bien plus à gagner. Un simple billet vert ne peut t'amener un aussi grand bien intérieur qu'un contact féminin (ou masculin). D'où le terme, chaleur humaine.

  Vous n'avez qu'a remarquer ce qui vous fait le plus de bien dans votre quotidien. Ce qui vous entoure. Oui, vous pouvez facilement tomber dans le cynisme, mais le fait de prendre une chance dans la vie, vous rend encore plus vivant.

Prendre des risques créer en nous une euphorie délectable.
   Même après coup, si ce ne semblait pas la bonne idée. L'avoir fait, vous permet de réaliser ce qui vient de se passer. Donc, vous ne ferez plus le même choix dans le futur car vous aurez maintenant acquiert cette expérience.

 C'est pour cela que je vous dit qu'il existe du «vrai» bon monde. Ces gens qui vous redonnent le sourire, ces personnes qui vous accorde du temps, ces personnes qui chamboulent votre vie...

  Créez votre chance, et la vie vous sourira.

@Funkmaxx

samedi 12 octobre 2013

**Sous le charme d'Adèle..

  Finalement arrivé au Québec, «La Vie d'Adèle», cette oeuvre cinématographique qui a fait tant jasé l'univers du cinéma ces derniers mois.

  Sortie en salle cette semaine partout dans le monde, «La Vie d'Adèle : Chapitres 1 & 2», était le film le plus attendu cet automne. Louangé par les critiques, triomphant de plusieurs prix dont "La Palme d'Or" au Festival de Cannes cette année est enfin disponible sur nos écrans.

  Après quelques jours d'impatience, je suis allé me procurer (un jour à l'avance) deux billets pour ce film. Je ne voulais aucunement manqué ma chance d'assister à cette oeuvre du réalisateur français. Malgré toute la tourmente médiatique autour de ce film, je désirais faire ma propre idée et voir de mes propres yeux ce film français.

  «La Vie d'Adèle» en somme, est une histoire d'amour.

  Dans cette oeuvre, nous suivons Adèle (interprété magnifiquement par Adèle Exarchopoulos), une charmante étudiante d'un lycée français. Nous découvrons à travers cette jeune femme la complexité d'une vie. Dès le début du film, elle semble se chercher en tant que femme et aussi dans son identité sexuel. Tenté par ses paires, elle se laissera séduire par un jeune homme de son lycée avec qui elle aura une relation sexuelle qui la laissera perplexe. Troublée par de nombreux événements (donc une dispute enflammée avec un groupe d'amies et d'un baiser échanger avec une autre étudiante), la jeune Adèle tente de se retrouver dans ce monde qui semble lui échappé. Elle fera la rencontre d'une jeune femme très épanouie, Emma (Léa Seydoux). Les deux jeunes femmes se plaisent l'une et l'autre, on peut facilement voir leur chimie percer l'écran. Malgré leur différence d'âge (ce qui ne semble pas déranger Adèle), elles continueront de se découvrir en passant beaucoup de temps ensemble, à travers des discutions philosophiques, des visites aux musées et des promenades au parc. Après quelques temps, Adèle et Emma tomberont passionnément en amour. Ayant une personnalité et une vie complètement différente l'une de l'autre, cela deviendra une difficulté au cours de leur vie conjugale. Adèle, elle, vient d'une famille de la classe moyenne tandis qu' Emma, de son côté, vient d'une famille plus artistique, plus bourgeoise. Non seulement leurs familles respective deviennent un lourd problème, mais en plus, leur relation semble en choqué plus d'un. Adèle de son côté, tente de cacher cette relation pour pouvoir garder son emploi en tant qu'institutrice (enseignante). De l'autre, Emma semble se distancer d'Adèle à cause de cela, mais aussi car sa carrière prends beaucoup de place dans sa vie. Les deux feront faces à plusieurs difficultés, mais une chamboulera leur couple.

  Je m'arrête ici, car je ne veux pas vous en dire plus.

  Superbe, exceptionnel et enivrant.

  Voilà les trois mots qui convient le mieux pour dépeindre mon appréciation de ce magnifique long métrage signé Abdellatif Kechiche.

  Ce film pour moi, est une oeuvre remarquable en tout point. Tout d'abord, les deux actrices sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs. La ravissante interprète d'Adèle nous charme du premier coup d'oeil. Armée d'un charisme fou, d'une beauté rare et d'un sourire contagieux, elle nous garde attentif à tout ce qui se déroule sous nos yeux. La nouvelle muse de Kechiche, joue remarquablement dans ce film. De plus, les scènes de sexe où les deux jeunes femmes s'échangent leur amour mutuelle sont vraies, crues et torrides. Le réalisateur manipule (si je peux me le permettre) très bien ses actrices. Non seulement, on se sent présent dans leur vie, mais avec l'appui des nombreux plans rapprochés, nous entrons carrément dans leur intimé. Le film n'aborde pas seulement l'amour et l'homosexualité, mais aussi de sujets universels tel que l'échec, l'amitié et la solitude. En plus de filmer de magnifique plans extérieurs, ce brillant réalisateur mets l'emphase sur les deux femmes, sans avoir a y ajouter de musique sentimentale. On y perçoit grâce à cela, la véracité de leur relation à travers leurs ébats et leurs disputes. Ce film dure près de trois heures (malgré quelques longueurs), mais nous comprenons pourquoi, car cela nous permet de prendre conscience de la solitude chez Adèle. Le silence est perceptible dans la film et le réalisateur le rend très bien. Bravo à Kechiche pour cette oeuvre magnifique.

  Ce qui m'as plu également dans ce film, c'est le message qu'envoi le réalisateur aux spectateurs en rapport aux relations entre la bourgeoisie et la classe moyenne. Plusieurs scènes mémorables me reviennent, mais une particulièrement, celle du party de fête d'Emma. Des ami(e)s de cette dernière discutent d'art en se moquant de la classe moyenne tout en dégustant le spaghetti préparer par Adèle (spécialité de son père). Ils parlent de sexe tout en dévorant de la nourriture simpliste. Cette comparaison bien amenée de Kechiche, présente bien la différence entre les classes sociales en France.

  Comment peut-on juger une classe sociale en spéculant contre elle, tout en dégustant une de leur création... N'est pas paradoxal? Une belle flèche envoyer à la «petite» bourgeoisie. 

  Que nous soyons d'une telle classe sociale, ne justifie en aucun cas le droit de rabaisser ou d'en descendre une autre.

  En plus de tomber à point avec tout ce qui se déroule en France, en Russie et ailleurs dans le monde, l'homosexualité semble encore choquer beaucoup de gens aujourd'hui. Je trouves que ce film affiche très bien l'intolérance de plusieurs personnes face à cet aspect de la vie. Ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens, ce n'est pas aux autres d'en juger. Cela fait partie de la vie. Ils ont droit à leur propre existence. Ce n'est aucunement une maladie ou une déficience comme plusieurs abrutis pourraient penser. On doit l'accepter. La vie est trop courte pour cela. C'est complètement absurde de penser pouvoir changer l'orientation sexuel d'un être humain.

  Pour conclure, je veux seulement vous conseillez de voir ce film vrai et touchant. Vous n'allez pas le regretter, je vous l'assure.

  Bon cinéma! ;)


Bande annonce officielle du film :



vendredi 4 octobre 2013

**Mon réel la nuit..


Quel titre magnifique. J'aurais aimé écrire Montréal La Nuit, mais bon... Ça plogue un peu trop la ville. Alors, je le garde tel quel.

Me promenant dans cette magnifique ville qu'ai Montréal, en cette nuit automnale, je réfléchissais à ma journée mais surtout sur un élément en particulier. En fait, mon escapade nuptiale était un prétexte pour échapper à une attrape sociale à laquelle je ne voulais aucunement participer. Je vais vous en faire part, dans un petit moment.

 Mais d'abord, saluons le départ de l'été!

 Malheureusement, la saison estivale est déjà terminé. C'est fou comme le temps passe vite... N'ayant pu profiter à fond de cette dernière, voilà que l'automne débarque et l'hiver sonne à nos portes.

 Non seulement les feuilles tombent à la même vitesse que les jupes se rallongent mais, la chaleur se fait aussi rare que les décolletées se font voir.

Cette saison mélange harmonieusement la mélancolie et le romantisme, vous ne trouvez pas?

C'est ce que j'ai remarqué en promenant dans les rues du Vieux-Montréal.

Magnifiquement situé, le Vieux Port nous offre non seulement un magnifique panorama, mais il nous propose aussi pleins de bons restos, d'architectures à couper le souffle, et des bars jovials pour profiter d'une vraie nuitée montréalaise.

Moi, j'en ai profité pour relaxer sur le bord de l'eau, sur un banc, tout en réfléchissant et en écoutant les passants discuter.

 N'ayant pas le goût de parler avec qui que ce soit, j'avais l'intention de m'installer près du fleuve, et de (sans mauvais jeu de mots) plonger dans un roman de Bukowski. Non seulement j'avais oublié l'idée de m'y prêter, je me suis mit à réfléchir sur ma journée et ce qu'elle m'avait apportée.

 Une certaine façon de m'évader, peut-être, ou bien simplement de méditer.

 En fait, ma journée me sembla bien banale. Après le travail, je rentras à la maison pour transférer les choix du pool de hockey organisé par mes amis et moi-même. Sans perdre une minute, je me suis mis à la tâche, sur un site qui cumule les points des joueurs et des équipes durant la saison d'hockey. Le lot est de 100$ donc, c'est du sérieux!

Cette mince partie de ma journée fût amusante mais, pas ce qui suit...

Nous avions une rencontre de prévu, c'est-à-dire, mon proprio, un de mes colocataires et moi. Cette réunion me semblait inutile et sans intérêt. Ce qui fût le cas. Nous étions les trois dans la cuisine pour partager les déboires, les problèmes qui gravitaient autour de ma personne et celle de mon coloc. Le propriétaire ouvra le bal en nous invitant à dire ce qui n'allait pas. En évitant les détails, mon sympathique voisin de chambre blâmait ma personne pour divers éléments, dont mon engagement envers les tâches, ma jovialité ainsi que d'autres trucs aussi inintéressants que les précédents.

En somme, ce fût un échange sans aucun intérêt. Mais, je savais exactement ce que j'avais à corriger, et même quoi dire pour contrer les attaques de mon cher coloc. Qui lui exagérais et cherchais pertinemment de l'attention. Mais bon..

Finalement après tout cette échange intéressante (not!), j'ai eu envie d'aller me promener dans ma ville natale. 

Je me suis dirigé, sans même hésiter, vers un des plus beaux coins de Montréal, c'est-à-dire, le Vieux Port. Métro ligne Orange, vers Côté Vertu. Station Champs-De-Mars.

Ma visite de nuit, m'a permis de réfléchir et de me rendre compte de l'attachement que j'ai pour Montréal. Cette espèce d'amour/haine, elle se retrouve également parmi la population. On y remarque de tout, dans le regard des gens ainsi que dans leur langage corporel. On peut y voir des gens amers, froids, distants ou tout le contraire, des personnes carrément en vie, joyeuses et débordantes d'énergie.

La nuit tombée, on remarque que la ville respire enfin, elle absorbe tout ce mouvement qui s'est déroulé durant cette journée. Ce qui me frappa le plus, c'est l'image d'un immeuble en construction où l'on y voyait un tas de lumières éclairant la façade, mais il semblait n'y avoir personne qui y travaillait.

En somme, c'est devenu à mes yeux une image frappante. Je me suis donc empressé de prendre ce moment en photo.

N'est pas paradoxal de mettre l'emphase sur quelque chose qui ne fonctionne pas, n'avance pas ou n'évolue pas..?

C'est un peu ce que je ressens quand j'observes cette ville, ces gens stressés, ces constructions interminables, ces prix exorbitants...

Mais heureusement, ce qui me console, c'est toute cette effervescence du domaine artistique de la ville. Que ce soit les artisans de la scène musicale, de la scène humoristique, du cinéma et j'en passe. Cela anime la métropole et nous gardent en vie. Notre culture québécoise, c'est notre identité. Il faut la maintenir en vie.

Voilà ce qui me rend perplexe et heureux à la fois.

Bref, je vous conseil fortement cet endroit. Vous pourriez y trouvez des solutions à vos problèmes, en profiter pour relaxer ou même redécouvrir le monde qui vous entoure.

Bonne soirée.

-Maxx Gagné-

vendredi 19 juillet 2013

**Une Chaleureuse Anxiété


       *Jeudi soir, j'ai eût le privilège d'assister à un excellent spectacle de la part d'un artiste que j'ai découvert tout récemment. Son nom... Autre Ne Veut.

Sincèrement, je crois que c'est le meilleur 15$ que j'ai dépensé cette année. C'était vraiment remarquable. Une performance à la fois touchante et envoûtante. Sa prestation au chaleureux Il Motore, a charmé plus d'une soixantaine de fans. Une heure de pur plaisir.

Ce jeune artiste de New York était de passage à Montréal pour nous présenter un bon nombre de chansons tirées de son (vous auriez devinez) excellent album intitulé "Anxiety".

Une telle aisance sur scène, ajouté de son charisme incroyable, vous avez un artiste qui présente son produit à la hauteur des attentes.

Il débuta la soirée avec l'une des ces meilleures chansons de l'album, "Play By Play". Ensuite, il enchaîna avec "Ego Free, Sex Free", "World War" et quelques autres. Tout en remerciant timidement le public de s'être déplacé pour lui et ces deux acolytes (d'une vocaliste et de son drummer), il se déplaça (sans gêne) dans la foule durant sa performance.

Je termina de siroter mon deuxième Rhum & 7Up lorsque j'entendis la dernière chanson de son album (ma préférée), "Counting". En livrant merveilleusement cette oeuvre musicale, j'étais littéralement (et l'ensemble de la salle) transporté par la chanson. Une telle émotion, une véritable jouissance auditive, d'entendre cette musicalité agressive et douce à la fois, avec un thème aussi dure (la perte d'un proche) par la voix de cet interprète extrêmement talentueux.

Cette musicalité 80's et RnB est un genre qui mérite fortement de se faire découvrir.

Évidemment, ce n'est pas un style qui peut plaire à tout le monde, car c'est un univers assez noir et cru, mais avec un brin d'optimisme. Abordant les sujets tels que le mal de vivre, l'amour, le sexe et la peur de la mort, plusieurs pourraient tomber sous le charme.

Autre Ne Veut est véritablement un coup de coeur. Si vous n'êtes pas tout à fait convaincu, écoutez cet extrait, vous allez y découvrir cet artiste ainsi que son univers bien à lui...
Bonne écoute!

Clip de son single "Counting"

-Maxx Gagné-