samedi 12 octobre 2013

**Sous le charme d'Adèle..

  Finalement arrivé au Québec, «La Vie d'Adèle», cette oeuvre cinématographique qui a fait tant jasé l'univers du cinéma ces derniers mois.

  Sortie en salle cette semaine partout dans le monde, «La Vie d'Adèle : Chapitres 1 & 2», était le film le plus attendu cet automne. Louangé par les critiques, triomphant de plusieurs prix dont "La Palme d'Or" au Festival de Cannes cette année est enfin disponible sur nos écrans.

  Après quelques jours d'impatience, je suis allé me procurer (un jour à l'avance) deux billets pour ce film. Je ne voulais aucunement manqué ma chance d'assister à cette oeuvre du réalisateur français. Malgré toute la tourmente médiatique autour de ce film, je désirais faire ma propre idée et voir de mes propres yeux ce film français.

  «La Vie d'Adèle» en somme, est une histoire d'amour.

  Dans cette oeuvre, nous suivons Adèle (interprété magnifiquement par Adèle Exarchopoulos), une charmante étudiante d'un lycée français. Nous découvrons à travers cette jeune femme la complexité d'une vie. Dès le début du film, elle semble se chercher en tant que femme et aussi dans son identité sexuel. Tenté par ses paires, elle se laissera séduire par un jeune homme de son lycée avec qui elle aura une relation sexuelle qui la laissera perplexe. Troublée par de nombreux événements (donc une dispute enflammée avec un groupe d'amies et d'un baiser échanger avec une autre étudiante), la jeune Adèle tente de se retrouver dans ce monde qui semble lui échappé. Elle fera la rencontre d'une jeune femme très épanouie, Emma (Léa Seydoux). Les deux jeunes femmes se plaisent l'une et l'autre, on peut facilement voir leur chimie percer l'écran. Malgré leur différence d'âge (ce qui ne semble pas déranger Adèle), elles continueront de se découvrir en passant beaucoup de temps ensemble, à travers des discutions philosophiques, des visites aux musées et des promenades au parc. Après quelques temps, Adèle et Emma tomberont passionnément en amour. Ayant une personnalité et une vie complètement différente l'une de l'autre, cela deviendra une difficulté au cours de leur vie conjugale. Adèle, elle, vient d'une famille de la classe moyenne tandis qu' Emma, de son côté, vient d'une famille plus artistique, plus bourgeoise. Non seulement leurs familles respective deviennent un lourd problème, mais en plus, leur relation semble en choqué plus d'un. Adèle de son côté, tente de cacher cette relation pour pouvoir garder son emploi en tant qu'institutrice (enseignante). De l'autre, Emma semble se distancer d'Adèle à cause de cela, mais aussi car sa carrière prends beaucoup de place dans sa vie. Les deux feront faces à plusieurs difficultés, mais une chamboulera leur couple.

  Je m'arrête ici, car je ne veux pas vous en dire plus.

  Superbe, exceptionnel et enivrant.

  Voilà les trois mots qui convient le mieux pour dépeindre mon appréciation de ce magnifique long métrage signé Abdellatif Kechiche.

  Ce film pour moi, est une oeuvre remarquable en tout point. Tout d'abord, les deux actrices sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs. La ravissante interprète d'Adèle nous charme du premier coup d'oeil. Armée d'un charisme fou, d'une beauté rare et d'un sourire contagieux, elle nous garde attentif à tout ce qui se déroule sous nos yeux. La nouvelle muse de Kechiche, joue remarquablement dans ce film. De plus, les scènes de sexe où les deux jeunes femmes s'échangent leur amour mutuelle sont vraies, crues et torrides. Le réalisateur manipule (si je peux me le permettre) très bien ses actrices. Non seulement, on se sent présent dans leur vie, mais avec l'appui des nombreux plans rapprochés, nous entrons carrément dans leur intimé. Le film n'aborde pas seulement l'amour et l'homosexualité, mais aussi de sujets universels tel que l'échec, l'amitié et la solitude. En plus de filmer de magnifique plans extérieurs, ce brillant réalisateur mets l'emphase sur les deux femmes, sans avoir a y ajouter de musique sentimentale. On y perçoit grâce à cela, la véracité de leur relation à travers leurs ébats et leurs disputes. Ce film dure près de trois heures (malgré quelques longueurs), mais nous comprenons pourquoi, car cela nous permet de prendre conscience de la solitude chez Adèle. Le silence est perceptible dans la film et le réalisateur le rend très bien. Bravo à Kechiche pour cette oeuvre magnifique.

  Ce qui m'as plu également dans ce film, c'est le message qu'envoi le réalisateur aux spectateurs en rapport aux relations entre la bourgeoisie et la classe moyenne. Plusieurs scènes mémorables me reviennent, mais une particulièrement, celle du party de fête d'Emma. Des ami(e)s de cette dernière discutent d'art en se moquant de la classe moyenne tout en dégustant le spaghetti préparer par Adèle (spécialité de son père). Ils parlent de sexe tout en dévorant de la nourriture simpliste. Cette comparaison bien amenée de Kechiche, présente bien la différence entre les classes sociales en France.

  Comment peut-on juger une classe sociale en spéculant contre elle, tout en dégustant une de leur création... N'est pas paradoxal? Une belle flèche envoyer à la «petite» bourgeoisie. 

  Que nous soyons d'une telle classe sociale, ne justifie en aucun cas le droit de rabaisser ou d'en descendre une autre.

  En plus de tomber à point avec tout ce qui se déroule en France, en Russie et ailleurs dans le monde, l'homosexualité semble encore choquer beaucoup de gens aujourd'hui. Je trouves que ce film affiche très bien l'intolérance de plusieurs personnes face à cet aspect de la vie. Ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens, ce n'est pas aux autres d'en juger. Cela fait partie de la vie. Ils ont droit à leur propre existence. Ce n'est aucunement une maladie ou une déficience comme plusieurs abrutis pourraient penser. On doit l'accepter. La vie est trop courte pour cela. C'est complètement absurde de penser pouvoir changer l'orientation sexuel d'un être humain.

  Pour conclure, je veux seulement vous conseillez de voir ce film vrai et touchant. Vous n'allez pas le regretter, je vous l'assure.

  Bon cinéma! ;)


Bande annonce officielle du film :



vendredi 4 octobre 2013

**Mon réel la nuit..


Quel titre magnifique. J'aurais aimé écrire Montréal La Nuit, mais bon... Ça plogue un peu trop la ville. Alors, je le garde tel quel.

Me promenant dans cette magnifique ville qu'ai Montréal, en cette nuit automnale, je réfléchissais à ma journée mais surtout sur un élément en particulier. En fait, mon escapade nuptiale était un prétexte pour échapper à une attrape sociale à laquelle je ne voulais aucunement participer. Je vais vous en faire part, dans un petit moment.

 Mais d'abord, saluons le départ de l'été!

 Malheureusement, la saison estivale est déjà terminé. C'est fou comme le temps passe vite... N'ayant pu profiter à fond de cette dernière, voilà que l'automne débarque et l'hiver sonne à nos portes.

 Non seulement les feuilles tombent à la même vitesse que les jupes se rallongent mais, la chaleur se fait aussi rare que les décolletées se font voir.

Cette saison mélange harmonieusement la mélancolie et le romantisme, vous ne trouvez pas?

C'est ce que j'ai remarqué en promenant dans les rues du Vieux-Montréal.

Magnifiquement situé, le Vieux Port nous offre non seulement un magnifique panorama, mais il nous propose aussi pleins de bons restos, d'architectures à couper le souffle, et des bars jovials pour profiter d'une vraie nuitée montréalaise.

Moi, j'en ai profité pour relaxer sur le bord de l'eau, sur un banc, tout en réfléchissant et en écoutant les passants discuter.

 N'ayant pas le goût de parler avec qui que ce soit, j'avais l'intention de m'installer près du fleuve, et de (sans mauvais jeu de mots) plonger dans un roman de Bukowski. Non seulement j'avais oublié l'idée de m'y prêter, je me suis mit à réfléchir sur ma journée et ce qu'elle m'avait apportée.

 Une certaine façon de m'évader, peut-être, ou bien simplement de méditer.

 En fait, ma journée me sembla bien banale. Après le travail, je rentras à la maison pour transférer les choix du pool de hockey organisé par mes amis et moi-même. Sans perdre une minute, je me suis mis à la tâche, sur un site qui cumule les points des joueurs et des équipes durant la saison d'hockey. Le lot est de 100$ donc, c'est du sérieux!

Cette mince partie de ma journée fût amusante mais, pas ce qui suit...

Nous avions une rencontre de prévu, c'est-à-dire, mon proprio, un de mes colocataires et moi. Cette réunion me semblait inutile et sans intérêt. Ce qui fût le cas. Nous étions les trois dans la cuisine pour partager les déboires, les problèmes qui gravitaient autour de ma personne et celle de mon coloc. Le propriétaire ouvra le bal en nous invitant à dire ce qui n'allait pas. En évitant les détails, mon sympathique voisin de chambre blâmait ma personne pour divers éléments, dont mon engagement envers les tâches, ma jovialité ainsi que d'autres trucs aussi inintéressants que les précédents.

En somme, ce fût un échange sans aucun intérêt. Mais, je savais exactement ce que j'avais à corriger, et même quoi dire pour contrer les attaques de mon cher coloc. Qui lui exagérais et cherchais pertinemment de l'attention. Mais bon..

Finalement après tout cette échange intéressante (not!), j'ai eu envie d'aller me promener dans ma ville natale. 

Je me suis dirigé, sans même hésiter, vers un des plus beaux coins de Montréal, c'est-à-dire, le Vieux Port. Métro ligne Orange, vers Côté Vertu. Station Champs-De-Mars.

Ma visite de nuit, m'a permis de réfléchir et de me rendre compte de l'attachement que j'ai pour Montréal. Cette espèce d'amour/haine, elle se retrouve également parmi la population. On y remarque de tout, dans le regard des gens ainsi que dans leur langage corporel. On peut y voir des gens amers, froids, distants ou tout le contraire, des personnes carrément en vie, joyeuses et débordantes d'énergie.

La nuit tombée, on remarque que la ville respire enfin, elle absorbe tout ce mouvement qui s'est déroulé durant cette journée. Ce qui me frappa le plus, c'est l'image d'un immeuble en construction où l'on y voyait un tas de lumières éclairant la façade, mais il semblait n'y avoir personne qui y travaillait.

En somme, c'est devenu à mes yeux une image frappante. Je me suis donc empressé de prendre ce moment en photo.

N'est pas paradoxal de mettre l'emphase sur quelque chose qui ne fonctionne pas, n'avance pas ou n'évolue pas..?

C'est un peu ce que je ressens quand j'observes cette ville, ces gens stressés, ces constructions interminables, ces prix exorbitants...

Mais heureusement, ce qui me console, c'est toute cette effervescence du domaine artistique de la ville. Que ce soit les artisans de la scène musicale, de la scène humoristique, du cinéma et j'en passe. Cela anime la métropole et nous gardent en vie. Notre culture québécoise, c'est notre identité. Il faut la maintenir en vie.

Voilà ce qui me rend perplexe et heureux à la fois.

Bref, je vous conseil fortement cet endroit. Vous pourriez y trouvez des solutions à vos problèmes, en profiter pour relaxer ou même redécouvrir le monde qui vous entoure.

Bonne soirée.

-Maxx Gagné-

vendredi 19 juillet 2013

**Une Chaleureuse Anxiété


       *Jeudi soir, j'ai eût le privilège d'assister à un excellent spectacle de la part d'un artiste que j'ai découvert tout récemment. Son nom... Autre Ne Veut.

Sincèrement, je crois que c'est le meilleur 15$ que j'ai dépensé cette année. C'était vraiment remarquable. Une performance à la fois touchante et envoûtante. Sa prestation au chaleureux Il Motore, a charmé plus d'une soixantaine de fans. Une heure de pur plaisir.

Ce jeune artiste de New York était de passage à Montréal pour nous présenter un bon nombre de chansons tirées de son (vous auriez devinez) excellent album intitulé "Anxiety".

Une telle aisance sur scène, ajouté de son charisme incroyable, vous avez un artiste qui présente son produit à la hauteur des attentes.

Il débuta la soirée avec l'une des ces meilleures chansons de l'album, "Play By Play". Ensuite, il enchaîna avec "Ego Free, Sex Free", "World War" et quelques autres. Tout en remerciant timidement le public de s'être déplacé pour lui et ces deux acolytes (d'une vocaliste et de son drummer), il se déplaça (sans gêne) dans la foule durant sa performance.

Je termina de siroter mon deuxième Rhum & 7Up lorsque j'entendis la dernière chanson de son album (ma préférée), "Counting". En livrant merveilleusement cette oeuvre musicale, j'étais littéralement (et l'ensemble de la salle) transporté par la chanson. Une telle émotion, une véritable jouissance auditive, d'entendre cette musicalité agressive et douce à la fois, avec un thème aussi dure (la perte d'un proche) par la voix de cet interprète extrêmement talentueux.

Cette musicalité 80's et RnB est un genre qui mérite fortement de se faire découvrir.

Évidemment, ce n'est pas un style qui peut plaire à tout le monde, car c'est un univers assez noir et cru, mais avec un brin d'optimisme. Abordant les sujets tels que le mal de vivre, l'amour, le sexe et la peur de la mort, plusieurs pourraient tomber sous le charme.

Autre Ne Veut est véritablement un coup de coeur. Si vous n'êtes pas tout à fait convaincu, écoutez cet extrait, vous allez y découvrir cet artiste ainsi que son univers bien à lui...
Bonne écoute!

Clip de son single "Counting"

-Maxx Gagné-

vendredi 7 juin 2013

#MiSÈRE

Misère, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour le moment.

L'Homme (incluant la Femme) ne cesse de me décevoir. Continuellement en train de manigancer pour agrémenter sa propre personne, sa propre image, sans se rendre compte du mal qu'il fait aux autres autour de lui.

Pourquoi le narcissisme est-il aussi présent chez les gens de notre époque?

Un mal de vivre, une incapacité à faire confiance aux autres, une volonté inexplicable qui pousse à blesser…

Les jours passent et on ne voit pas ce qui se déroule autour de nous, je crains malheureusement que nos destins sont parsemés d'épreuves pour justement nous ramener à la triste réalité

On n'a bien beau voir le soleil, mais on sait toujours qu'il va tôt ou tard se coucher.

Je sens que plusieurs personnes parlent pour seulement s'entendre parler, ou simplement pour montrer qu'ils ont une opinion. J'aime beaucoup la blague qu'avait fait l'humoriste Laurent Paquin, en rapport à cela justement : «L'opinion c'est comme une grippe, tu n'es pas obligé de la partager avec tout le monde..».

L'écoute est un art. Parler c'est facile, mais discuter et échanger sérieusement, c'est un moment unique, authentique. Si vous prenez le temps d'écouter ce que les autres ont véritablement à vous dire, c'est tellement gratifiant autant pour celui qui écoute que pour l'interprète. «Parler, c'est exagérer», je cite ici ces quelques mots de Thomas Bernhard. C'est effectivement lorsque l'on parle trop, que l'on exagère. Et c'est comme ça, que l'on perd l'authenticité de notre pensée. Merci monsieur Bernhard!

C'est en apprenant des histoires sur des couples autour de moi (surtout sur ceux qui ne le sont plus) que nous découvrons leurs vraies couleurs.

Ce que je veux dire par là, c'est que plusieurs relations sont bâties sur des superficialités. On n'a tous autour de nous des couples qui ne vont pas du tout ensemble (aucune chimie, aucun point en commun). On peut constater dans certains cas qu'une des deux personnes (du couple) trompe l'autre sans même que personne (ou presque) ne se doute de rien. Ou même, que les deux savent pertinemment que leur vie à deux ne va nul part, mais pour ne pas être seul, ils se sont accouplés pour éviter la pression social (médias et proches). Et même dans certain cas, ce n'est que pour un temps, pour préparer le terrain et par la suite sacrer le supposer «être aimé» pour un(e) amant(e) qui est déjà dans leur vie.

Cette misère que je tente de décrire, c'est cette espèce de malaise que nous croisons tous les jours. Peut-être, que vous l'avez déjà constaté, si c'est le cas, on voit la même chose.

C'est décevant, mais bon, on peut rien y faire, on ne peut que contrôler notre façon de vivre notre vie.

-Maxx Gagné-

mardi 19 mars 2013

**Ciné-MAL**

Le cinéma au Québec ne va pas bien..?

Mais quelle connerie encore, le cinéma va bien au contraire. C'est encore les médias et les ti bonhommes Guzzo de ce monde qui vous font accroire ces idées. Ce n'est pas parce que les recettes (Box-office) des films québécois ne sont pas à l'image (sans mauvais jeux de mots) de ce qu'elles ont été dans les dernières années, que ça va nécessairement mal.

Le cinéma québécois se porte bien, seulement, ce n'est qu'ici qu'il n'est apprécié à sa juste valeur. En fait, les gens préfèrent aller consommer des films américains à saveur «pop-bonbon-du-jour», que de donner une chance aux artisans d'ici. Est-ce qu'il n'y a que le public à blâmer dans cette histoire ? Je ne crois pas. Et les propriétaires de salles eux ?!

L'année qui vient de passer a été riche en création, nous retenons des titres tels que L'affaire Dumont, Rebelle, Camion et Laurence Anyways. Certains disent que nous ne fessons que des films lamentares, ou même des films poches, sans budget. Premièrement, nos films ne sont pas tous tristes et mélancoliques. Non seulement ces films sont bons, mais ils voyagent à travers la planète (Cannes, Berlin, Cabourg, Toronto, New York et autres), et de plus, ils offrent une vitrine incroyable à notre province et à nos artisans. Deuxièmement, le budget alloué aux films d'ici est très minime à ceux des films hollywoodiens. Malgré cela, nous réussissons à faire des oeuvres cinématographiques d'une très bonne qualité. Ce n'est pas pour rien que nos films soient nominés aux «Oscars», même pour une 3eme année consécutive dans la catégorie du «Meilleur film étranger».

Ce n'est pas en fessant les Boys 8 que l'on va se réinventer.

Nous avons connu de très bons succès commercial avec les Starbuck, Bon Cop Bad Cop, Père en flic, La Grande Séduction, Crazy et j'en passe.

Mais bon, que ce soit un film commercial ou même un film d'auteur, à la base, un film, c'est une oeuvre artistique. On ne peut prévoir s'il va connaître du succès ou non. Le réalisateur à son idée (sa vision, sa sensibilité), il va donc tout mettre en oeuvre pour offrir un travail authentique au public.

Mettre de d'argent dans un film c'est prendre une chance, mais mettre beaucoup d'argent dans un film pour faire un maximum de profit, c'est vraiment une mauvaise idée. Si le scénario est bon, si les acteurs et actrices le sont également, et si la réalisation et le montage le sont aussi, alors nous avons une belle oeuvre en chemin.

Oubliez ce que vous entendez à la radio, à la télévision.. le box-office ne représente en rien la qualité d'un film. Le parfait exemple de cela, aux «Jutra» de cette année, Rebelle, le film de Kim Nguyen à remporter huit prix dont celui du meilleur film. Ce film mesdames et messieurs, a été vu par pas moins de 17 000 spectateurs au Québec. 17 000 esti..! (J'en fait parti, et désolé de sacrer) Ce film s'est rendu aux Oscars, a gagné de nombreux prix à Berlin et même à New York. Ça juste pas de bon sens.. Même chose pour le film de Podz (L'affaire Dumont), ce même réalisateur qui nous offre l'excellente série 19-2 à la télévision (avec plus de 1,5 millions de spectateurs des cotes d'écoutes) son film a passé en dessous du radar québécois. Des films d'ici, qui n'attirent que très peu les foules, mais pourquoi ?

On ne peut pas blâmer que le public, il faut blâmer un paquet de gens avant. Si ces oeuvres ont du succès partout ailleurs sauf ici, c'est qu'il y a des failles dans notre système et notre société.

Ici, au Québec, on ne nous offre pas grand chose à nous mettre sous la dent, la grande majorité de la population québécoise préfère se laisser transporter par des idioties télévisuelles tels que Le Banquier, Occupation Double, La Voix et autres. Plutôt que de s'enrichir à voir autres choses, ils préfèrent absorber ces pauvres conneries qui ne mènent absolument à rien, en fait oui, ça leurs procurent du plaisir en jugeant et dénigrant des gens qui cherchent un semblant de popularité.

C'est vraiment désolant...

Les choses vraiment intéressantes et enrichissantes ne se retrouvent pas à la télévision, surtout pas dans notre télévision québécoise (contrôlée par des têtes dirigeantes irrévérencieuses). Il faut chercher un peu, faire l'effort de mieux s'informer, et c'est grâce à cela, que l'on peu découvrir des choses fortes intéressantes.

Ce que je trouve absurde dans tout cela, c'est que la majeure partie des québécois consomment la télévision comme ils consomment du McDonald, il ne se force pas la tête, c'est là, on le consomme, sans se posez de questions. Ces mêmes personnes vont allez voir les mêmes genres de films au cinéma (une roue continue). Si vous êtes l'un d'eux, j'espère qu'il y a une lumière qui vient de s'allumer dans votre tête.

Sortez de vos sofas  et fermez votre télévision, et allez consommer de «vraies» oeuvres créées par des gens comme vous et moi.

Pas seulement des films, mais bien des romans, des peintures, des spectacles... Ouvrez votre esprit! ;)

-Maxime Gagné-
@Funkmaxx