mercredi 4 juin 2014

**Un brin de renouveau

Bonjour toi!

Hé oui! Cela va faire un bon bout de temps que nous l'attendions cette chaleur ; elle, qui tardait à se pointer le bout du nez. Je suis bien heureux qu'il arrive enfin, cet été, sincèrement. La bonne température joue sur le moral des Québécois depuis toujours et on le sent dans les rues de la métropole.

Vraisemblablement, le Québec a besoin de positif en ces temps tristes : la défaite amer des Canadiens, l'élection des libéraux, la commission Charbonneau...

Une petite dose de soleil, ça ne peut pas faire de mal!

La période estivale qui approche est essentielle à Montréal et ses alentours. Non, je ne parle pas seulement de la métropole, mais aussi, de toutes les villes du Québec. C'est durant cette période, qu'il faut se rendre désirable.

 Comme une jolie jeune femme qui, se trimbale le postérieur, tout en montrant, sans petite gêne, ses courbes divines et son charme ensorceleur...

...je m'égare.


La province de Québec doit se mettre sur son trente-et-un pour tenter (je dis bien tenter), de charmer les voyageurs de partout dans le monde. Ils doivent sentir, que chez nous, la culture, c'est notre force. Sans oublier, évidemment : le sirop d'érable, la poutine (italienne) et les femmes.

Il n'y a aucun endroit au monde semblable au Québec.

En plus de cela, nous sommes de beaux êtres!

L'essentiel, c'est d'être aimer... Oui! Mais en plus, il faut partager notre amour (ou alors, une certaine affection) avec les autres.

Partager, c'est aussi, échanger, dialoguer, interpeller. Tout cela entre en ligne de compte lorsque l'on veut attirer quelqu'un. La musique, l'humour, le cinéma, les festivals, la poésie, le théâtre, ce sont toutes des formes d'arts pour arriver à charmer un public cible : les touristes.

Le charme de l'été vient avec le changement de température, évidemment, mais aussi avec tout ce qui en suit : les déménagements, les «summer love», les activités extérieures, les voyages...

De nombreuses opportunités se montrerons à nous. Plusieurs tomberont sous le charme dès le premier contact. D'autres seront plus septiques, mais garderons quand même, leur bonne humeur estival.

Mais un touriste, c'est une personne qui recherche du nouveau. Il voyage, justement, pour sortir de son cocon routinier. Il veut explorer de nouveaux horizons tout en gardant une certaine sécurité autour de lui. Ce n'est pas tout le monde qui partirait en «pack sac» pour l'Amérique du Sud. C'est loin d'être un voyage à Platsburgh ça hein!? Découvrir le monde est une passion qui se partage et elle peut, facilement, devenir une drogue.

Dans un autre cas, ce n'est pas seulement le voyageur qui peut se retrouver dans un nouvel environnement, en plein été, mais c'est aussi le cas pour quelqu'un qui déménage de sa maison ou de son appartement.

Étant moi-même dans cette situation, présentement, je me vois, changer de vie (d'une certaine façon) dans quelques temps. L'endroit où je vivrai, sera ma nouvelle maison... Oui! mais ce sera aussi mon nouveau territoire. Par nouveau territoire, je veux seulement dire que tout mon environnement changera, car ce ne sera plus les mêmes lieux que je fréquenterai dorénavant. Les dépanneurs, les épiceries, les bars, les parcs où j'allaient, ne seront plus accessibles d'où je serai. Donc, il sera préférable, de ma part, de créer une certaine «stabilité» dans ce nouveau quartier.

C'est un tout nouveau défi, et j'ai hâte de l'affronter.

Dans ce défi, il y aura aussi l'étape du charme, c'est-à-dire, l'étape cruciale de la rencontre avec les nouveaux propriétaires (de logement) ainsi que les nouveaux colocataires. En fait, c'est dans ce genre de situation qu'il faut bien favoriser sa personne ; tout comme si nous étions en entrevue avec un employeur. Il suffit de se mettre en valeur, tout en montrant sa personnalité, ses qualités et ses défauts. Mais surtout, en mettant l'emphase sur ses bons côtés, pour que la stratégie de séduction puisse fonctionner à merveille.

**

Je crois qu'il est là, le plaisir de vivre,

C'est de se mettre en danger tous les jours,

Espérer le meilleur,

Tout en s'attendant au pire...


Profitez, vous aussi, de votre été! ;)

x Maxx Gagné

mardi 20 mai 2014

**L'émotion avant tout..

Salut à toi!

En cherchant une chanteuse pas très connue, je suis, par ma grande surprise, tombé sur ce vidéo : d'une chanteuse talentueuse qui reprend à merveille le titre de Whitney Houston.

Cette oeuvre est magnifiquement interprétée par cette jeune femme de Compton, California. Elle se donne corps et âme pour chanter ce hit planétaire. Ce qui a charmé le public ainsi que les juges de l'émission américaine «X Factor».

Voyez et écoutez par vous-mêmes...



samedi 17 mai 2014

**Un «Transformer» Humanitaire

**Bien que je ne sois pas un grand amateur des films «Transformers», j'ai moi aussi été jeune, et j'adorais ces robots transformateurs. Une belle pensée à cet artiste de rue qui divertit et fait rêver ces enfants...



jeudi 27 février 2014

**La «belle» parure


Bien le bonjour à tous!

C'est vrai que les hivers sont longs à Montréal. Les gens cherchent à se réchauffer de plusieurs manières. Soi en voyageant vers le Sud, soi en allant se noircir dans les salons de bronzage, soi en fessant l'amour fréquemment ou alors, en allant se saouler la gueule dans les bars.

Cette dernière option fût mon choix.

Nous avons débuté la soirée en écoutant de la musique dans mon simpliste et charmant appartement. La musique jouait fortement, les bières descendaient rapidement (surtout dans mon cas), et on discutait longuement. Arriva 22h00, nous nous dirigeâmes vers sa voiture pour ensuite se rendre dans le Vieux-Montréal. Mais avant tout, je voulais amener ma «potion magique», pour la boire en route. Donc, mon ami alla chercher sa voiture et moi, mon élixir de beuverie.

Arrivé sur l'Vieux, nous nous sommes garé et ensuite, nous nous dirigeâmes vers le bar. J'avais l'adresse de l'établissement sur mon cellulaire mais, je n'avais aucune «esti» d'idée où il se trouvait. Nous avons donc marché un bon bout de temps, en demandant aux passants où se trouvait la rue Saint-Gabriel. En fin de compte, nous l'avons trouvé à quelques rues près de nous. Nous sommes rentrés dans l'auberge St-Gabriel, et la boîte de nuit (Le Velvet), se situait au sous-sol. Cet endroit me semblait fort accueillant au départ, mais comme tout club dans le Vieux, il se trouve que ces gens là : sont riches, fendants et hautains. Mais bon, nous ont s'en fou, on voulait s'amuser, fêter et rencontrer du monde.

Une entrée pour ce genre d'endroit coûte 20 dollars! Heureusement que j'ai appelé avant (pour une «guestlist»), sinon je n'aurais jamais payé ce prix ri-di-cule.

Enfin, nous voilà, la soirée s'annonça «correcte». Nous nous sommes assis au bar, j'ai commandé deux gin-tonic. J'ai discuté avec le barman. Sympa, bronzé, belle gueule ; fraîchement sortie d'Occupation Double. Le type avait l'air pas trop allumé, mais bon, il nous divertissait. J'ai terminé mon verre et je me suis dirigé vers les toilettes. Pipi fini, je quittais les toilettes lorsque j'aperçus un visage familier : c'était René Bourque du Canadien de Montréal. J'étais quelque peu surpris. De retour au bar, je fis part de ma rencontre inusitée avec mon ami et en tournant la tête, j'aperçus l'entraineur du Canadien qui lui, quittait l'auberge. Je demandas au barman une seconde tournée de gin-tonic, tout en lui demandant ce qu'il se passait spécialement ce soir. Il me raconta qu'il y avait une soirée d'organisé avec des joueurs des «Habs» et que c'était la blonde de Bandon Prust (Marie Pier Morin), l'organisatrice.

C'était la veille de la finale Olympique Canada/Suède. Donc, ni Price, ni Subban n'étaient présents. J'étais un peu déçu, mais bon. Nous avons décidé de nous diriger vers le club sous-terrain. C'était une ambiance semi-festive. Les deejays venaient clairement du Plateau, on n'entendait que de la musique Électro/House. J'ai demandé, à deux reprises, qu'ils fassent jouer du hiphop ou bien du dance. Rien. Bon, il restait au moins de jolies femmes dans le bar, la majorité était près des joueurs du Canadien, évidemment. La plupart des femmes présentes cherchaient à se faire un joueur d'hockey, donc, nos chances de conclure étaient assez minces. N'empêche, nous, on voulait s'amuser. Dans l'ensemble, les gens ne dansaient pas vraiment, les joueurs du Canadiens buvaient et ne lâchaient pas leurs cellulaires. Mais, l'un d'eux passa à côté de moi, je dis: «Mister Prust!», il se tourna vers moi et me donna un bonne poignée de main, et il retourna gentiment à sa table. Sympathique ce gars. Malgré tout, l'ambiance était vraiment à plat. J'ai ensuite discuté avec une charmante jeune femme noire qui venait tout juste d'arriver à Montréal, avec ses copines. Elle venait de France. Nous avions une bonne chimie, et elle semblait me trouver de son goût. Elle était charmante, mais je ne la trouvais pas si attirante. Nous avons dansé avec elles, mais après une vingtaine minutes, elles sont partis et nous de même. Heureusement, car nous étions affamés.

Direction Montreal Pool Room. Un resto à l'image contraire de l'endroit d'où l'on venait : simple, pas trop propre, mais tellement chaleureux. De sympathiques grecs qui nous servais du fast-food. Une véritable bouffe de fin de soirée. Des hot-dogs pis des patates à prix dérisoire. Aaah le bonheur! Nous étions bien, là, en train de se bourrer la gueule de gras, en oubliant tranquillement cette soirée ennuyante.

Où tous ces gens semblaient se pavaner mais sans vraiment s'amuser. Où tous ces gens voulaient prétendre être quelqu'un d'autre. Où tous ces gens se cachaient derrière de faux personnages aux habits forts dispendieux.

Je préfères carrément me retrouver avec du monde vrai et amusant, dans un endroit simple et dynamique, que d'un endroit superficiel, sans vie et sans âme.

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Pour tout vous dire, nous, les hommes célibataires hétérosexuels, nous recherchons constamment à se faire désirer par la gente féminine. Évidemment, beaucoup d'entre nous ne savent pas ou ne veulent pas aborder les femmes, par peur, par paresse ou par manque de confiance en soi. Je comprends tout-à-fait ces malaises envers le sexe opposé. Mais, pourquoi se faire des peurs, nous sommes des êtres humains qui cherchons à se faire aimer ; qu'importe le moyen. Je ne parles pas ici de «moyens» extrêmes tels que les viols, les enlèvements et autres. Je parles d'approches, de charmes et d'actions véritables pour plaire. Donc, en ce sens, nous voulons tous paraître sur notre meilleur jour lorsqu'il est question de charmer une personne qui nous attire.

Il est donc essentiel de mettre en évidence ses attributs, ses points positifs, ses avantages et éviter d'afficher ses côtés sombres. Nous voulons les séduire pas les faire fuir.

La séduction est un ensemble. Il faut savoir utiliser cet atout. Toutefois, plusieurs personnes croient qu'ils peuvent se permettre de se pavaner et de faire croire aux autres qu'il (ou elle) est supérieur(e) au monde autour. C'est un jeu dangereux et narcissique. Ce genre de personnage cache en lui un mal de vivre qui s'interprète par un éloge de sa vanité. Quelques femmes sont, malheureusement, attirées par ce genre d'énergumènes. Heureusement pour nous, les gens sensés et allumés, sont disponibles. Donc, nous avons le champ libre pour rencontrer ceux et celles qui méritent véritablement notre attention. De «vrais» et «bons» êtres humains.

Finalement, vive le Montreal Pool Room pis fuck le Velvet!

En d'autres termes :

Vive la simplicité, au revoir la superficialité!

-Maxx Gagné-
@Funkmaxx

jeudi 30 janvier 2014

**L'incompris du «tout compris»

Ici au Québec, il fait froid depuis des lunes, nous le savons tous. Malgré tout, chaque hiver, plusieurs québécois et québécoises décident de se sauver de cette froide température pour hiberner vers le sud. Ce qui fût mon cas pour une semaine. Donc, j'ai décidé (avec un ami) de quitter ce froid hivernale pour un peu de chaleur. Notre endroit de prédilection était l'une des villes les plus visitées de Cuba, Varadero.

Nous avions en tête, dès le départ, le goût de voir autre chose, de s'aventurer, d'aller là où le vent nous mène. Notre choix s'est arrêté sur un sympathique hôtel 4 étoiles (à vrai dire 3.5) sur la péninsule de Varadero, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Notre forfait tout inclus comprenait évidemment nos billets d'avion, l'hébergement, le buffet ainsi que le «bar open». Le prix était fort raisonnable pour ce petit séjour en terre cubaine.

Malgré une belle température toute la semaine de notre séjour, de ma part, ce ne fût pas un voyage des plus remarquables...

Tout semblait bien se dérouler pour nos sept jours au soleil. Nous sommes parti tôt le matin de Montréal pour arriver en fin d'après-midi à notre destination. Dès notre arrivé à l'aéroport de Varadero, je sentais que ce voyage allait me rendre d'emblée heureux les premiers jours mais morose les jours suivants.

Les premiers jours fût très sympas : des boissons alcoolisées à volonté, des gens à rencontrer, des bars à fréquenter, des plages à traverser, des endroits à visiter. Fort plaisant!

Mais, dès le quatrième jour, tout s'écroula. Après ces soirées de célébration, mon corps d'homme dans la vingtaine avancé, ne me sembla plus aussi en forme qu'auparavant. Également, je me rendis compte, de tout cet artifice autour du fameux «voyage dans l'sud».

J'étais au départ, alerte à cela, mais, je me suis laissé charmer par cette frénésie qu'offre les voyages.

Non seulement, mon corps n'acceptait plus la nourriture exécrable de cet endroit, mais le soleil brûlant et l'ambiance étouffante, semblaient me perturber de plus en plus. Il me fallait absolument du repos.

Étant moi-même un être solitaire qui aime néanmoins socialiser, j'aillais m'isoler pour lire. Oui, même en vacances. Je continuais ma lecture d'un recueil de texte des écrits de Pierre Falardeau de ces dix dernières années. Ce livre «Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance» était le bon choix pour ce petit tour à Cuba.

Notre belle province était à moins de cinq heures de vol, et déjà je m'en ennuyait. Pourquoi? Et bien, je me sentais comme un bel imposteur de venir me bronzer les fesses dans ce pays, dit «socialiste», où les gens vivent des conditions de vies misérables. Nous (je m'inclus ici) profitons de cette pauvre ambiance pour aller faire nos rois et reines des plages, lorsque chez nous, nous redevenons des disciples de politiciens et de patrons de compagnies corrompus dans cette société capitaliste qui abuse de nous. À Cuba, de ceux travaillant dans le domaine de la restauration, de l'hôtellerie et du commerce vivent de 15 pesos-convertibles (16 dollars canadiens) par mois...

On est quand même de beaux hypocrites.

Matérialistes que nous sommes, pensons avoir besoin de voitures de l'années, des babioles électroniques dernier cri et des vêtements hors-de-prix. Lorsqu'eux, ont de la misère à bien se nourrir et se loger. On vit bien au Québec, on l'oubli facilement (malgré toute la pourriture politique de ces dernières années). Contrairement à nous, la grande majorité de ces pauvres cubains vivent dans des immeubles amochés et s'offrent corps et âme au service des touristes, jour après jour.

Et aussi étonnant que cela puisse paraître, on (je m'exclus ici) va là-bas, dépenser notre argent pour des cochonneries tels que des casquettes et des chandails à l'effigie du Che. Tout pour nous faire consommer et comme des cons, on y participe... C'est carrément absurde! De la libération à la surconsommation. Pas sûr qu'aujourd'hui, ce grand libérateur aimerait voir sa face affiché sur des touristes, pas sûr du tout.

Les gens ici, au Québec, sombrent dans la mélancolie, la dépression et le cynisme. Là-bas, la majeure partie des cubains gardent le sourire, malgré tout ce qui leurs arrivent.

La corruption est forte également là-bas, les gens ont besoin de cela pour maintenir une vie convenable.

Non seulement, j'ai été malade physiquement là-bas, mais je restes encore chamboulé, intérieurement, par cette ambiance artificielle.

Je m'étais mêler à ces touristes fêtards, mais après quelques jours, je ne ressentais plus cet esprit festif dans cette palpante hypocrisie.

Pour en revenir au livre donc je vous parlais tout à l'heure, en fait, ce que j'en retiens, c'est ce malaise que nous avons chez nous. Nous devrions nous soutenir, profitez de nos ressources et de nos contacts humains, entre québécois. On semble oublier, surtout à notre époque, qu'il y a des êtres humains autour de nous. Ce n'est pas des tablettes, des «Iphone» ou même des cellulaires à l'univers virtuel, qui nous permettent de maintenir une «véritable» échange humaine. Non! Nous semblons tellement désillusionnés que nous en oublions même ce qui se passe près de nous. Près de chez nous. Nous voulons tellement savoir ce qui se passe ailleurs, mais on ne connaît même pas nos frères et soeurs des régions. Avez-vous déjà été dans le Nord du Québec?

Il faut être attaché à notre identité culturelle. Connaître d'où l'on vient. Cette ouverture vers les autres, est essentielle pour mieux se connaître soi-même.

En ce sens, j'ai parlé à de nombreuses personnes dans ce court voyage : des jolies femmes russes, des jeunes fous québécois, des gros buveurs ontariens et des charmantes latinas.

De chacune de ces personnes, j'en ai retenu quelque chose...

Qu'importe d'où tu viens, si tu me respecte, je te respecte. That's it! Quelque soit ta nationalité, j'ai le goût d'en apprendre sur toi. C'est un des grands plaisir de voyager. C'est l'ouverture vers le monde, vers les gens.

Lors d'une soirée, nous étions une «gang» de québécois et de torontois qui jouaient à «Flip The Cup». J'ai discuté entre deux verres avec un torontois sur la question nationaliste, sur le Canada et sur la culture québécoise, ce fût assez drôle. Lui, il pensait que nous les détestions... voyons donc!? Quelle connerie! J'en ai rencontré des anglophones canadiens, et je lui ai dit, cette affirmation était totalement fausse. C'est seulement ce que les médias veulent nous faire accroire. Il y a une véritable rivalité sportive Canadiens/Leafs, mais c'est tout. On est dans le même foutu pays (pour l'instant), pourquoi se détester? Ce sont des êtres humains comme les autres. Il me disait même que, sans nous, le reste du pays serait plate. Nous avons (effectivement!) des artistes forts intéressants au Québec, nous donnons au Canada une visibilité incroyable, et je ne peux qu'être en accord avec lui.

J'ai également parlé politique avec un couple canadien. La charmante dame, elle, venait d'Ottawa. Je me suis foutu un peu de sa gueule, en blague, évidemment. Nous avons discuté un bon moment, et elle aussi, ne voyait pas de problème avec le Québec, même qu'elle me disait détester Harper. Elle s'écriait même: «Mais, j'adore Montréal!» Tout le monde adore Montréal. Nous sommes (la plupart) des gens sympathiques, ouverts et fêtards.

Fêtards oui! Je crois même que nous sommes de grands amateurs d'alcool, car nous tentons d'oublier notre statut de colonisés. C'est en buvant que nous l'oublions.

D'où l'écriteau sur nos belles plaques d'immatriculation : «Je me souviens». Pour commémorer nos Patriotes, eux, qui ont donnés de leurs vies pour sauver notre identité. Ça par contre, il ne faut pas l'oublier.

Personnellement, je sais que nous sommes bons, tout le monde le sais à travers le monde. Suffit seulement à nous, de nous découvrir, de nous apprécier mutuellement, d'arrêter de se faire des peurs et de ne pas abandonner, de continuer à croire à un Québec fort, libre et souverain.

L'ouverture sur le monde commence ici, chez nous.